‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 200 sur 257 · LU · texte numérisé non relu

LU

A t\ DUCHESSE DE FERlUai.

( niais écrite a la suite de la précédente, sur la même feuille, probablement donc de 1561. )

J'espère que vous me scaurez tousiours bon gré, si pour l'honneur que je vous porte, el le soin et désir que j'ay tant de voslre salut, que te nom de Dieu soit glorifié de plus en plus par vous, je m'elTorcc d'y aider tant qu'il m'est possible. Car je scay que vous aimez d'esire . enseignée, et mesme exhortée a vosirc devoir, vous rendant docile et débonnaire a recevoir tout ce que vous

scavez procéder de Dieu Cependant,

madame, je vous prie de vous esvertuer a donner tel exemple que vous savez que Dieu le requiert de vous co le) degré qu'il vous a eslevce, tellement que les bons y prennent courage et les mcchans en soyent coofui.

Voire quand ils devroyent crever, que vous facieE cesl honneur à Dieu de les despiter pour luy obéir ei complaire. Pour le second, madame, je vous supplie comme vous avez bien commencé, de persister a soulager les povres membres de Jesus-Chnsl et procurer le repos de l'Eglise. . . . Tous fidèles béniront a pleine boDche cld'ua accord vostre retour en France, confessans que vraymenl Dieu a eu pilic d'eux ei par vostre moyen leur a tendu la main, quand il vous a rameuée sur vostre vieillesse. Et pour ce que c'est une œuvre qui oultrepasse toute faculté humaine je vous prie, madame, de vous y inciter et soliciter jouruellemcnt par les sainctes esbortalions qui nous en sont douoées en l'Ëscriptu Sur quoy, elc

un.

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