AUX FREHES DE PARIS
TÏpture. J
Messieurs et bien aymes frères ,
Ce qu'il nous semble, c'est que vous n'avez point m vous soucyer du tout pour y envoler ne confession, ne protestation. Premièrement d'auUant qu'elle ne seroit pas receue et n'y auroit point de moien de la présenter, et combien qu'il se pcult faire vous donneriez occasion
d'esmouvoir grana tumultes sans profit
Davantage vous devez laisser cscoulcr ce torrent pource qu'il y aura assez d'aullres opposans et lesquels possible chercheront par delà qui les accompagne avec authorité^
APPKNDrcK. S&a
Ily a aultreraUon quanlaux èstaie ; car
il fauldra essayer laol que vous pourrez de faire rcmonsircr que ce coocil n'est ao calholîquc ne légitime veu que ce n'est qu'une continuation de ce qui a este faicl par cydcvaalpour ràlifiierlcs résolutions plaines d'erreurs et blasphèmes, et toutes coutrairrs a la Parole de Dieu, et il a'y aura aucun lieu ne liberté de cogooistre des matières qui sont en différent oy d'obtenir quelque bonne reformation des abus, comme aussi le pape ne cherche point de remédier aux nécessités de l'Esglise
mais seulement de maintenir sou règne
Vous advisercz aussi de faire offres équitables qui soient pour vous donner faveur a impeirer vosire requesle. De s'esgaier beaucoup et occuper les temples vous scavez que ce n'a jamais este nostre advis sinon par congé.
Quand on la faict i.'a este en nous rocs-
prisanl 26 febvrier 1561.
AUX FHERES lit NEUFCHATEL,
Trcs-chers frères,
Nous avons este aucunement esbahis de ce que noslre frère maistre Pierre Fornelol soit venu vers nous pour une matière da si grande importance sans avoir lettres do vous, lesquelles nous déclarassent vosire intention. Vray est qu'il nous a mie quelques raisons eu avant leaqiielles nous laissons a voslro discrétion. Tant y « que
nous sommes contrainls de vous déclarer qu'il nous semble bien que si tous estiez tels que nous sommes nous Communiquerions ensemble plus rondement. Quand maistre Nicolas passa nagueres par ci, il vous voulut faire à croire qu*il estoit appelé par nostre sccu et consentement. De quoy il voulut produire lettres de maistre Chri^ophle lesquelles nous ne voulûmes point voir pour crainte d'entrer en dotatention, sachant quil n'eu estoit rien. Maintenant il semble que vous faciez tout le contraire. Car selon le récit de nostre frère maistre Pierre Fornelot vous estes conlens qu'il soit employé ailleurs.
Nous avons respondu simplement qu'il
ne se faloit point adresser a nous^ mais a !'Ëgli6e a laquelle il estoit obligé Seulement que vous
te permettiez et qu'il ait congé de ceux auxquels il est debtenu^ à savoir du prince et des seigneurs du conseil. De Genève ce i de may 1561.