La Sainte-Trinité
m. Mata arec cela nous croyons aussi et nous'enseigaoBt que ce Dieu, qui en son essence est inimensc, unique, indivisible, est distingué en personnes. Père. Fils et Saint-Espril ; cependant sans être séparés l'un de l'autre, et sans cire confondus l'un avec l'autre. Car le Fèrc a engendré le Fils do toute éternité; le Fils a clé engendré du Père d'une génération inelTable ; et le Sainl- Esprit procède de l'un et de l'autre, cl cela de toute éternité, il doit être adoré ensemble avec l'un et avec l'an- Ire. Ainsi îl n'y pa^ à la vérité trois Dieux; mais trois personnes d'une même essence et co-élernelles, elméme semblables en toutes choses, cepeadant distinctes, tant à l'égard de leur personnalité, en ce que l'une n'est pas l'autre, qu'à l'égard de l'ordre, en ce que l'une précède l'autre. Cependant sans aucune inégalité, c'est à dire que l'une soit plus excellente que l'autre. Car en ce qui concerne l'essence et la nature, elles sont tellomeni unies l'une à l'autre, qu'elles ne sont qu'un seul et même Dieu , cl que l'essence divine est commune au Père , au Fils et au Saint-Esprit.
Car l'Ecriture-Sainte nous montre fort clairement la distinction des personnes , dans la divinité ; comme quand l'ange dît enlr'aulres choses q la sainte Vierge :
' ib. XLIV. 3.
' Eïod. xxxive.
ï HELVÉTIQUI
« Le Saint-Esprit surviendra ea loî , et la verlu dit. Très-Haut le couvrira de son ombre, et ce qui naîtra de loi saint, sera appelé le Fîls de Dieu.' » Ainsi aussi lorsque Ji^sus-Cbrîst fut baptisé, on caiendît uue voix du ciel, qui dit : n Celui-ci est mon Fils bicn-aimé. ' u El ea même temps parut le Saial-Ësprït, en forme d'une colombe. Et quand le Seigneur commanda a ses disciples de baptiser, il leur commanda de baptiser au nom ndu Père, du Fils et du Saint-Esprit. ^ » Et dans un autre endroit de l'Evangile il dit encore, « le Père vous envoyera le Saint-Esprit en mon nom. *» Et ailleurs enr. core : a Quand le consolateur viendra, lequel je voua, envoyerai de par mon Père, savoir l'Esprit de la vérité, qui procède de Père, il rendra témoignage de moi. ^ a Pour loul dire en un mol, nous recevons le symbole des Apôtres , celle ancienne et indubitable confession de U. foi cbrctiennc , qui nous enseigne à cet égard la pure e la véritable doctrine.
4. Rejection des Juifs, des mahomélans el de tousles hérétiques aniitrinitaires.
IV. Pour celle cause nous rejetons ici la religion de»i Juifs et celle des niahomctans , qui nient la Sainle-Tiirj. nité dans une essence divine, el blasphèment conlr'elIe< Nous rejetons encore toutes les hcicsies et les hcri tiques, qui enseignent que le Fils et le Saint-Esprit n'oi autre chose que le nom et le titre de Dieu qni leur eM|
' Matlh. m. 16, il.
s Mïtlh.XXVII1.19.
CONFESSION HELVÉTId^DE. 1S3
donoé, liera, ceux qui enseignent que dans la Triniic ily a une personne créée et soumise au service de l'aalre; ou qu'il y a de riDcgalîlé , du plus ou du moins. Item , ceux qui enseignent qu'il y a quelque chose de corporel el de forme corporelle ; qu'il y a de l'iDegalilé ou de la différence en mœurs et en volontc, de la confusion ou de la solitude ; du que le Fils el le Saint-Esprit ne sont que des affections, des attributs et des propriétés d'un seul Dieu, le Père; comme ont autrefois enseigné les Itlo- Darchîques[a), les Falripassiens (b), le&Noëtiens, (c)Ie6 Anlbroporaorphilcs (d), Praxeaa (e), Sabeltius (f), Paul de Samosate (g), Aëtius (b), IlIaccdoDÎus (î), Arius (j), el semblables (k).