‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 4 sur 257 · I.| Comlo Mùiii · texte numérisé non relu

I.| Comlo Mùiii

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RËrOHME nAns

vnisc vie, et même de les mellre en prison . ' Les dcjiutôa ôlaicnl : Claude May, conseiller, Jean Frickarl, du grand conseil, cl Jean Haller, ininislrc de Berne. Ils s'acquillèrenl de leur commission avec zèle et avec in> légrilc, et il y eut une dou^eainc de minislres qui, ayant été trouvés coupables de mauvaise conduite, furent casses. "

Dans ce temps-là la réformalion avait fait des progrès dans U Lorraine. Des personnes de tout rang et de loulc condition l'avaient embrassée, el enlr'autres un bon nombre de gentilshommes. Mais le clergé el les catholiques s'opposèrent à eux de loule leur force, et pour les rendre odieux au duc, ils les accuséreot de divers crimes, sans vouloir permettre qu'ils fussent admis à l'audience de leur piince, pour se juslifier el réfuter les calomnies de leurs adversaires. Les genlilsbommes ee joignirent ensemble, pour faire cause commune, et dépulèreot qtielques-uos d'cnlr'eux à divers princes et ciaU protestans, pour les prier d'intercéder pour eux auprès du Duc , afin qu'il eâl la bonlé de les entendre. Ils eu dépulèrenlunà Berne, entr'aulres, chargé d'une lettre de trois d'enir'eux, qui écrivaieutau nom de tous, signés Du Cbâtelel, Reaul et de Doriset, en date du 4 juillet 1 564; el d'une lettre des trois ministres de l'Eglise réformée de Metz, signée, Jean Garnier, (qui a vai télé auparavant minislro de l'Eglise Française de Strasbourg) Jean Tafiin, el Pierre de Cologne, el datée du même moisdeiuillel. ' Je n'ai point appris quel fut le succès de celle affaire.

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