‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 6 sur 257 · VIRBT QUITTE I.TO^ ; SA WORT · texte numérisé non relu

VIRBT QUITTE I.TO^ ; SA WORT

bord eu sa faveur, el de son collègue, au roi et au gouverneur de Ijyon, pour faire révoquer celte senLcncc; représeutanl que ces deux ministres étaient gens de bien; qu'ils n'avaient rien attenté contre l'autorité du roi, ayant été appelés avant les édits sur lesquels l'arrêt de leur coudamnation était fondé, et que cela était opposé il l'alliance des Suisses avec la France, qui donnait espressément te pouvoir aux Français ctaux Suisses d'aller el venir libreraenl les uns parmi les autres. '

Rudolf d'Erlacb fui député à Lyon el à la cour de Frauce, pour porter ces lettres et pour les appuyer par ses sollicitations en faveur de Virel, pour qui plusieurs Seigneurs avaient coneervé des sentimens d'eslime el de considération. Apparemment le prétexte de cette sentence du présidial de Lyon fut près de l'édit du roi, pablié en 1563, qui en interprétation de l'édît de pacification, interdisait tous les ministres étrangers, el leur or< donnait de sortir du royaume. Je n'ai point pu découvrir e.TactemeDt quel fut le Euccès de la recommaudatiou des Seigneurs de Berne. Mais comme dans ce temps-là la cour était mécoDlente d'eux, parce qu'ils n'avaient pas voulu renouveler l'alliance avec elle, je présume que leur intercession fut inefficace. Et ce fut alors (el non en 1563, comme on le dit dans le dictionnaire de Moreri) que Virel se vit oblige de quitter Lyon, pour se tirer à Orange, d'où ta reine de Navarre, Jeanne d'Al bret, mère du roi Henri IV, l'appela en Bearn. Il y pi cha quelques années à Orthez, et y mourut, (d'autres sent à Pau) l'an 1571) âgé d'environ 60 ans.

XXVII. Pendant que j'en suis à parler de nos réfa mateurs, il convient que je fasse ici mention de la

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