METZ
douce et tranquille de Guîllauine Farel, pasteur et rcforluateurde Neuchâtel et de divers autres lieux. ' Ce grand homme fut invite par les réformés de Itlctz a les aller trouver encore une fois, pour voir le fruit de la semence qu'il avait jetée dans leurs cœurs, 22 à 23 ans auparavant. Lui, toujours animé d'uo zèle ardent pour l'avaacement du règne du Seigneur, défera à celte invitation, et sans aucun égard pour ses infirmités et son grand âge, (car il avait 76 ans, étant né l'an I4S9) et contre l'avis de ses amis, il se mit eu chemin et arriva à Metz le 12 mai 1565, et il y prêcha le lendemain. Il eut la consolation de voir un nombreux troupeau assemblé dans un temple bâti à neuf et conduit par quatre miais- Ircs, Pierre De Cologne, Jean Taffin, Jean Garnier et Louis Des Masures. Les reformés le retinrent aussi avec une joie incroyable. Ils lui donnèrent toutes les marques de respect possibles et récoulêrent avec une alteation extraordinaire. Après avoir passé quelques jours à Metz , il s'en retourna à Ncucbàtel, mais il se trouva si fatigué de son voyage, qu'il ne lui fut plus possible de se remettre. Il languit pendant quelque temps, et fut enfio obligé de se mettre au lit, vers le milieu de juillet, et mourut à deux mois de là , le 13 septembre. Comme sa maladie dura plusieurs semaines, il fut visité par des personnes de tout âge, de tout sexe, et de toutes conditions-, et il les édilia tous par ses discours pleins de zèle el de piété; de manière que chacun admirait la force de son esprit, dans un corps usé de vieillesse et accablé par la maladie. Il laissa un petit garçon, nommé Jean, qui lui était né l'année précédente, et qui ne lui survécut que quatre années. Ce qui se trouva chez lui après
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sa mort fut une bonne preuve <le son parfait désintcressemeat et de son clotgoemeQl pour l'amour des biens du nnoode. Car Iniii rinFCotaire de ses eficis ne ntonla qu'à 120 livres, ce qui éiail encore moins qu'on n'avait trouve à Calvin. Il est vrai aus^ii que Calvin n'ayant eu ni femme, ni enfans, avuiL eu moins de dépeni>e à faire. Comme depuis son eolrcc dans le St. itlini&lcrc, la plus grande partie de sa vie avait clé ambulante, il ne s'élait pas occupé comme les autres réformateurs à composer de gros ouvrages , n'appliquant plus à travailler de vive voix. J'ai cependant quelques peiils ouvrages de lui, qui méritent d'être connus :
Epîlre envoyée au duc de Lorraine, par GuilîaumeFarel, prêcheur du Si. Evangile, io-1 2", à Genève, par Jean Girard, 1543.
Forme d'oraison . pour demander à Dieu la sainte prédication de l'Evangile et le vrai et droit usage des sacremens, avec confession des péchés, qui sont cause de la ruine de l'Eglise et de toute la chrélienic. Ensemble une épttre à ceux qui Eont en tel désir. In-8° ; à Genève, par Jean Girard, 1545. Il y a là une prière qui remplit 102 pages, et deux discours adressés, l'un à tous les chrétiens, ri l'autre aux princet;.
Le glaive de la Parole véritable de Dien, tiré contre le bouclier de défense, duquel un cordelier libertin s'est voulu servir, pour approuver ses fausses el damnabics opinions. In-S*'; à Genève, par Jean Girard,! 5-^0. —C'est un gros ouvrage de 48S pages, écrit tout d'une suite, sans aucune distinction de sections, ni de chapitres.
Du vrai u.ïsgede la croix de Jésus'Chrisl, el de t'abus et de l'idolnlric coinmise autour d'icelle, cl de l'autorité de la Parole de Dieu et des traditions bumaic In-121'; par Jean Rivni, 1560 —Il y a une cpîlredédici
mT DB B(KÉ HE CBALABT, 77
'Ptrts<tl lustre prioce Jean, Comte de Kassau. Saarbruk, Mors el S^verduo, Seigneur do Lar et de Holbergue, etc. »
XXVIII. Celle année René, comte de Chalanl et de ValatigtD, mourut, laîsr;aDt son bùrita^e à ses deus filles, Philiberle, mariée à Joseph, comte de Torniel, et Isabelle, mnrit'e à Jean Frédéric, comte d'Avi et de IHadruiz. ' Par un premier Icslament, il avait fait sa llllo a(née, son hérilière; mais par un second Icstament il déclara son héritière sa fille cadette. Isabelle de Chalant donna avis au^c Bernois de la mort du comte de Cfaalanl, son [>ère, et de son testament, et les pria de prolonger le terme de cautionnement, que Berne avait fait pour lui, el de la recevoir dans la bourgeoisie de son père avec Berne, et que selon le leslamenl on lui donnât un conseiller de Berne pour exécuteur de sa dernière volonté. Les Bernois lui répondirent, le 9 août ; l** que te terme serait prolongé jusqw'en I5G9, comme on l'avait promis à feu son père. 2* Que si le comte de Valangin demeurait à elle et nu comte d'Avi, son mari, en ce cas îla le recevraient de bon cœur, à la continualion de la bourgeoisie.
D'un autre côté Philiberte de Chalaot, autre fille du comte défunt , ayant demandé d'être maintenue en ta terre de Valan^in , et en la bourgeoisie de Berne : on lui répondit, le 26 septembre, qu'il fallait attendre à laquelle des deux sœurs cette terre appartiendrait.
Cependant Isabelle se pourvut par devant les états du comté de Valcngin, juges naturels de celte contestatiou eatr'elle cl »a sœur ; et les états lui adjugèrcul le comté,
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