Soin qu'il faut apporter à mener une vie noufelle
VI. Au resle les exemples que nous voyons dans l'Evangile nous apprcQuent combien il faut que les péoîtens apportent de vigilance ei de soins à s'appliquer a une vie nouvelle, et a mortifier le vieil homme, et à vivilier le nouveau. Car le Seigneur parlant au paralitique qu'il avait gucri, il lui dit : «. Voici, tu as élé rendu sain ; Ta, et ne pêche plus , de peur que pis ne t'arrive. ' u Ce
BRLviTlQUE.
n'a pas été le dessein du Seigneur dans ces parolei de faire eulcodre qu'il se peut faire que Tbomme ne pêche absolument plus, pendant qu'il vil encore dans celle cbair; mais il recommande la vigilance et une application exacte à la sainlelc, voulant que nous fassions lou^ nos efToTls, et que nous en demandions à Dieu la grâce«, J pour ne pas retomber dans les péchés dont nous avoQ%a été pour ainsi dire ressuscites, et pour ne pas olre vaiinfl eus par la chair, le inonde et le diable. Zachce ayant élâ I reçu en grâce par le Seigneur, s'écrie dans l'ËvaDgile \m a Voilà, je donne, Seigneur, la moitié de mes bteas nnifl pauvres, cl fii j'aî fait tort à quelqu'un , je lui rends UA quadruple. ' » C'est donc sur ce pied que nous prcchooa que la resiilutîoa el la miséricorde, el par conséquent l'aumône sont des œuvres nécessaires aux vrais pénîteos ; el en général, nous adressons à tous les hommes cette e^ihortation de Saint-Paul : « Que le péché ne règne plus dans voire corps morlel, pour lui obéir dans ses convoitises ; et n'employez point vos membres à étrU des inslrumens d'iniquité au péché ; mais employez-vol vous-mêmes à Dieu, comme de morts étant faits vivanSj et vos membres pour être des inslrumens de justice. '