‹ Histoire de la réformation française (volume 2)Chapitre 109 sur 235 · LIVRE SXT · texte numérisé non relu

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quelle nous coûte trop pour la commettre en troubles. Je veux continuer et châtier exemplairement ceux qui y voudraient apporter alléralion. Je suis votre roil ;gitime, votre chef, mon royaume en est le corps. Vous avez cet honneur d'en être membres. C'est affaire du chef de commander, et aux membres d'obéir, et d'y apporter la chair, le sang, les os et tout ce qui en dépend. Vous dites que votre parlement se trouve seul' qui, en ce royaume, est demeuré en l'obéissance de son roi, et partant que ne devez avoir pire condition que les parlements de Paris et de Rouen qui, durant le débordement et orage de la ligue, se sont dévoyés. Certes ce vous a été beaucoup d'heur; mais après Dieu il en faut rendre louange, non à vous autres', qui n'avez eu faute de mauvaise volonté pour remuer ménage contre les autres, mais à feu M. le maréchal de Matignon, qui, vous tenant la bride courte, vous en a empêché. Ily a^ longtemps qu'étant seulement roi de Navarre je connaissais dès lors bien avant vos maladies ; mais n'avais les remèdes en main pour les y appliquer. Maintenant que je suis roi de France, je les connais encore mieux et ai les moyens en main pour y remédier et en faire repentir ceux qui voudront s'opposer à mes commandements. J'ai fait un édit, je veux qu'il soit exécuté, et quoi qu'il en soit, veux être obéi*. Bien vous en prendra, si le faites. Mon chancelier vous dira plus en plein ce qui est de ma volonté. » '

Le même jour le roi donna audience aux députés du parlement de Toulouse. «C'est chose étrange, leur dit-il

1. Floquet, Histoire du parlement de Normandie, 1. 111, p. 414. — Deux parlements seulement surent demeurer purs : celui de Pretagne et celui de Guienne.

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