‹ Histoire de la réformation française (volume 2)Chapitre 181 sur 235 · liaag, France protestante, lettre L, p. 391. 2- Liùês · texte numérisé non relu

liaag, France protestante, lettre L, p. 391. 2- Liùês

Quand Bouillon apprit l'arrestation de Biron , il écrivit au roi qu'il se mettait à sa disposition, ce qu'il n'eût pas fait s'il eût trempé de fait dans la conspiration du maréchal; il se disposait à se rendre à la cour, quand un gentilhomme lui dit : «Monseigneur, si vous avez deux têtes, vous ferez bien d'en laisser une chez vous.» Il voulut néanmoins partir, quand une lettre du roi, qui l'invitait à venir se justifier des accusations qui étaient portées contre lui, le décida à rester. Au lieu d'aller à Fontainebleau il se dirigea vers Castres pour demander à être jugé par la chambre mi-partie qui siégeait dans cette ville. Le roi, qui craignait UH acquittement, défendit à la chambre de prononcer, quoique l'affaire fût de sa compétence'. La chambre protesta; mais devant la volonté royale, plus forte que les édits, elle céda. Bouillon se hâta de quitter Castres où il n'était pas en sûreté, traversa le Languedoc et put, grâce à Lesdiguières, gagner Genève à travers le Dauphiné.

A peine arrivé, il publia sa justification. Les églises du Languedoc qui croyaient à son innocence adressèrent une requête au roi et le prièrent «de ne pas confondre le juste avec Barabas. »

Les poursuites dirigées contre Bouillon émurent les princes, protestants qui intercédèrent auprès du roi. La vieille Élisabelh, ne pouvant croire à la trahison du seigneur huguenot, ht de vives instances auprès de Henri IV qui insisia pour qu'il vînt se justifier ou implorer son pardon. Le duc ne voulut ni affronter un parlement, qui délibérait sous le regard du roi, ni implorer un pardon qui constaterait sa culpabilité. De Sédan, il écrivit au roi une lettre respectueuse ; elle demeura sans réponse.

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Pendant que sous une administration ferme et éclairée la France se relevait de ses ruines, la reine d'Angleterre arrivait au terme de sa longue et glorieuse carrière. Les dernières années de sa vie avaient été semées d'amertumes, et au milieu des grandeurs elle avait traîné une existence

1. Bibliothèque impériale, mss. de Bétlnme, n» 8939, folio 2, verso.

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