‹ Histoire de la réformation française (volume 2)Chapitre 225 sur 235 · DU QUATRIÈME VOLUME · texte numérisé non relu

DU QUATRIÈME VOLUME

Note I, page 13.

La procession fut telle : le recteur Roze quitta sa capeluche rectorale, prit sa robe de maitre-ès-arts avec le camail et le roquet, et un hausse-col dessous ; la barbe et la tête rasées toutes de frais, l'épée au côté et une pertuisane sur l'épaule. Les curés Amilton, Bouclier et Guincestre', un petit plus bizarrement armés, faisaient le premier rang , et devant eux marchaient trois petits moinetons et novices, leurs robes troussées, ayant chacun le casque en tête dessous leurs capuchons, et unerondache pendue au col où étaient peintes les armoiries et devises desdits seigneurs. Maître Jacques Pelletier, curé de Saint-Jacques- marchait à côté, tantôt devant, tantôt derrière, habillé de violet, en gendarme scholastique, la couronne et la barbe faite de frais, une brigandine' sur le dos, avec l'épée et le poignard et une hallebarde sur l'épaule gauche, en forme de sergent de bande, qui suait, poussait et haletait, pour mettre chacun en rang et ordonnance. Puis suivaient de trois en trois cinquante ou soixante religieux, tant cordeliers que jacobins, carmes, capucins, minimes, bons hommes, feuillants et autres,

1. Jean Harailton, Écossais, cuiô de Saint-CiJme ; Jean Boucher, curé de Saint- Benoit; Jean Guincestre , Vineestre ou Lincestre, curé de Saint-Gervais ; tous trois fameux ligueurs.

2. Curé de Saint -Jacques -la -Boucherie. Il fut obligé de sortir de Paris, après la reddition de cette ville à l'obéissance de Henri IV. Au reste il se nommait Julien Pelletier, et il était frère de Jean et Jacques Pelletier, connus par leurs ouvrages, « Voyez la bibliothèque française du sieur De la Croix du Maine,

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