‹ Histoire de la réformation française (volume 2)Chapitre 81 sur 235 · Histoire de l'édit de Nantes, liv. IV, p. 156. IV · texte numérisé non relu

Histoire de l'édit de Nantes, liv. IV, p. 156. IV

fiissait quelquefois ; le r!?pe espérait arriver graduellement à «on but. Il se crut nicine s; • le point do l'atteindre, quand, en 1596, on fit courir le L. ^It que le roi avait définitivement rompu avec les liuguenols, et leur avait dit en réponse à une requête qu'ils lui avaient présentée, «qu'il se joindrait au roi d'Espagne pour les détruire, et que, s'ils ne se tenaient pas dans le terme des édits, ils n'auraient pas si bon marché de lui que de ses prédécesseurs. » * Mais pendant qu'il parlait ainsi, il donnait à des huguenots laïques des prieurés, des évêchés, des abbayes, dont ces derniers retiraient les revenus, comme cela se pratique encore en Angleterre, sous le nom d'un confident ou prête-nom. L'abus à cet égard était tel, que le conseil privé du roi rendit un arrêt qui adjugea un évêché à une femme, Le clergé catholique qui prenait facilement son

fiarli des abus quand ils favorisaient ses intérêts particu-* iers, se plaignit vivement et ce ne fut pas sans peine qu'il parvint à introduire des réformes dans cette partie de la législation ecclésiastique.

Les plaintes du clergé catholique inquiétèrent le roi qui lui permit de se réunir. Il parut en personne à l'assemblée; le discours qui lui fut adressé fut modéré de formes. On lui demanda de faire un édit pour ramener les protestants dans la religion catholique, sans lui demander cependant, cette fois, de le faire par la force, mais par des conseils et la persuasion ; il obtempéra à ces demandes et rendit en sa faveur un édit à Travercy (1596), qui porta une nouvelle atteinte aux libertés déjà si restreintes des protestants. 11 les obligea à souffrir la réintégration du culte catholique sur tous les points du royaume, et leur enleva le droit de se faire ensevelir dans les cimetières et autres lieux consacrés , quoiqu'ils eussent des droits de patronage, à moins qu'ils ne mourussent dans la religion romaine; il donna au clergé le droit de revendiquer les reliques et les ornements des églises des mains

1. Élie Benoit, t. I", liv. IV, p. 160. — Agrippa d'Aubjgné, Histoire universelle.

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