‹ Histoire de la réformation française (volume 3)Chapitre 108 sur 263 · Mss. de Court, L. D. C, t. II, 1724, p. 409 et sniv · texte numérisé non relu

Mss. de Court, L. D. C, t. II, 1724, p. 409 et sniv

pour remplir sa glorieuse et laborieuse tâche, qu'en se disant, en levant les yeux vers le ciel: «Là -haut est le salaire.» Ne les plaignons pas, ils sont aussi riches dans leur pauvreté que les mauvais riches sont indigents dans leur opulence.

Court avait une faiblesse , il n'était pas poëte et il faisait des vers qu'il chérissait comme un père les enfants dont les défauts lui sont voilés par sa tendresse. « J'ai reçu, écrivait-il à Duplan, le représentant des Églises, l'atterrant arrêt que le mont Parnasse a foudroyé contre mes vers! Si je m'étais follement imaginé d'avoir des ailes assez bonnes pour atteindre ce redoutable mont, d'où tant de téméraires auleurs sont tombés, d'être assez privilégié des neuf Sœurs pour me faire agréer d'elles, je crois que ma mortification n'aurait pas été petite , mais jamais ces faveurs ne troubleront ma tête. J'aurais aimé cependant , ajoute -t- il, qu'en faisant la critique et l'anatomie de mes vers , on eût eu la bonté de m'en faire connaître les fautes. » 1

1. Mss. de Court, L. D. G., t. II, 1726 à 1731, n° 17, p. 145.

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