‹ Histoire de la réformation française (volume 3)Chapitre 52 sur 263 · Nap. Peyrat , t. IL · texte numérisé non relu

Nap. Peyrat , t. IL

de ne pas la classer parmi les personnages les plus célèbres du règne de celui dont elle acquit si chèrement la gloire de devenir l'épouse. Des grandeurs, elle connut toutes les amertumes et peu de leurs joies; jeune, elle n'aima pas Scarron; vieille, elle n'aima pas Louis XIV. Sa vie se passa à naviguer habilement à travers des écueils. Malgré sa beauté, son esprit, sa sagesse, elle ne nous apparaît ni avec l'éclat d'une reine, ni avec l'auréole d'une sainte; ses vertus ne nous sont pas sympathiques, rien ne se fait sentir en elle; protestante, elle abandonne ses frères; amie, elle ne connaît pas ses amis à l'heure de leur disgrâce. Si nous pouvions croire au hasard, nous dirions que ce fut lui qui de l'épouse de Scarron fît une reine, d'une femme destinée par sa nature à être la gouvernante la plus accomplie de son siècle.

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