‹ Histoire de la réformation française (volume 4)Chapitre 192 sur 258 · LIVRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE XIX

ché des sommes immenses. Il se montra le digne fils de Henri II; il voulut qu'elle eût des funérailles de reine; elle les eut. Il prit le deuil avec magnificence, ordonna que tous les appartements du château fussent détendus , peints en noir et semés de larmes d'argent; que tout enfin, dans la demeure royale , portât l'empreinte de la douleur.

Ce furent là les derniers honneurs et la dernière marque de tendresse que la Florentine reçut de ce fils qu'elle poussa à sa ruine, tout en voulant sa grandeur. Personne ne la pleura, si ce n'est quelques vieux serviteurs qui poussèrent des cris de rage, quand ils surent que leur magnifique maîtresse était morte insolvable.

Page 1