I. Situé au nord-ouest de la ville
tout ce qu'on voulut. Le 4 mai 1573, il fit le serment. Le 9 du même mois, trente-cinq mille Polonais à cheval, et réunis sur la place publique de Varsovie, proclamèrent pour leur roi le duc d'Anjou. Montluc expédia de suite un courrier pour annoncer sa victoire, et bientôt après, suivi par une brillante ambassade polonaise , il partit pour Paris.
Quand la nouvelle de l'élection du duc d'Anjou fut connue , la cour , par amour-propre plutôt que par humanité , ne se soucia pas que les ambassadeurs polonais fussent témoins de sa faiblesse et de la honte de ses armées, qui, depuis des mois entiers, campaient devant des villes dont elles ne pouvaient forcer les portes ; elle saisit l'occasion au vol, et se crut généreuse en offrant, par des considérations diplomatiques , ce qu'elle allait être réduite à faire
Ear impuissance. De nouvelles négociations furent ouvertes, es plénipotentiaires du roi, Brulard, de Sauve, Villard et Pinard, s'abouchèrent avec les commissaires de la Rochelle, auxquels s'étaient joints ceux de Montauban. Quoiqu'ils r eussent pas reçu mandat des autres villes, ces commissaire? stipulèrent , au nom du parti tout entier ; ils en avaient le droit, après avoir soutenu vaillamment le drapeau du protestantisme. Une circonstance , que plusieurs historiens ont laissé passer inaperçue, et qui, cependant, s pesé depuis dans les destinées de la France, ce sont les noms roturiers des Salbert, des Jacques Henry, des Morisson , des Gargouillaud , commissaires des Huguenots , qui traitent, ae pair en pair, avec la cour, qui, jusque-là, n avait traité qu'avec des princes du sang et des nobles. % Le tiers-état fit ce jour -là un pas de plus dans sa participation aux affaires publiques.
Après de longs pourparlers , les conventions de paix , arrêtées le 24 juin , turent le lendemain acceptées par le peuple rochellois, réuni sur le bastion de l'Évangile, témoin de son courage et de son triomphe. La Rochelle , Nîmes , Montauban profitèrent seuls du traité qui leur garantissait îe plein exercice de leur culte, mais sous la promesse de ne pas construire de citadelle dans leur enceinte et de n'y pas entretenir une garnison. Les gentilshommes