‹ Histoire de la réformation française (volume 4)Chapitre 205 sur 258 · Lacretelle, Guerres de religion ., t. !IL · texte numérisé non relu

Lacretelle, Guerres de religion ., t. !IL

ment des injustices des catholiques à leur égard, pendant qu'une plume royaliste se vengeait en beaux et bons vers des fureurs de la ligue, en ridiculisant d'Aumale, parti en fuyard de Senlis; les voici :

A chacun nature donne Des pieds pour la secourir; Les pieds sauvent la personne; Il n'est que de bien courir.

Ce vaillant prince d'Aumale , Pour avoir bien couru , Quoiqu'il ait perdu sa malle, N'a pas la mort encouru.

Ceux qui étaient à sa suite Ne s'y endormirent point ; Sauvant par heureuse fuite Le moule de leur pourpoint.

Quand ouverte est la barrière, De peur de blâme encourir ; Ne demeure point derrière :

D n'est que de bien courir.

Courir vaut un diadème; Les coureurs sont gens de bien.

Tremont et Balagni même Et Congy le savent bien.

Bien courir n'est pas un vice ; On court pour gagner le prix :

C'est un honnête exercice :

Bon coureur n'est jamais pris.

Qui court bien est homme habile.

Et a Dieu pour son confort :

Mais Chamois et Maineville Ne coururent hissez fort.

Souvent celui qui demeure Est cause de son méchef :

Celui qui fuit de bonne heure, Peut combattre de rechef.

Il vaut mieux des pieds combattre, En fendant l'air et le vent , Que se faire occire ou battre, Pour n'avoir pris le devant

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