DE SES ÉDITS
On ne saurait nombrer les édits et ordonnances qu'il fit; mais il n'y en eut point de plus nécessaire que le règlement de l'année, parceque toutes les autres nations la commençaient au temps 4e Noël, il n'y avait que les Français, tous seuls, qui la finissaient à Pâques. Et cela troublait le commerce, tant pour les payements convenus avec les marchands de dehors, que pour les autres affaires qui concernaient leurs correspondances; il abrogea, par un autre édit, le sénatus-consulte Tertullien, parce qu'on trouvait étrange qu'il servit à dépouiller les familles des biens de leurs ancêtres pour les faire passer aux étrangers.
Certaines mères dénaturées, qu'on accusait d'avoir attenté à la vie de leurs enfants en furent cause. C'est pourquoi les mères ne succèdent plus à leurs enfants décédés, sans faire testament, afin qu'elles ne fassent plus leur propre de leur succession; et toute la grâce qui leur a été faite, c'est que cette ordonnance leur en a laissé l'usufruit.