Article I
dans la masure du laboureur et dans la mansarde de l'ouvrier. Il réclama donc la suppression des universités, des collèges et des académies protestantes.1
Les consistoires, au moyen des biens qu'ils possédaient, pourvoyaient à l'entretien du culte et contribuaient, dans une certaine mesure , à celui des collèges et des acadé mies; le clergé pensa qu'en les leur ôtant, il les affaiblirait; il supplia le roi de les leur enlever et d'en faire tel usage qu'il lui semblerait bon.5
Les chambres mi-parties3 étaient, pour les réformés, une garantie de la bonne exécution des édits, le clergé réclama leur incorporation aux parlements; c'était supprimer le cours de la justice à leur égard et les mettre hors la loi en leur donnant, pour juges, leurs propres ennemis.4
Le clergé désirait voir la démolition du dernier temple réformé, et chanter un Te Deum sur ses ruines; il supplia le roi d'ordonner aux protestants d'abattre celles de leurs églises qui seraient trop près de celles des catholiques, afin de ne pas les troubler dans l'exercice de leur culte; il apporta un adoucissement à cette mesure en permettant aux réformés de les rebâtir ailleurs.
Jusqu'à cette époque les deux communions avaient contribué chacune à l'entretien de leur culte respectif; le clergé veut qu'à l'avenir les protestants contribuent à celui des catholiques sans que ces derniers contribuent à celui des protestants5. Les réformés manquaient quelquefois de pasteurs et en obtenaient des académies étrangères, surtout de celles de la Suisse française. Le clergé demanda au roi qu'à l'avenir les Français d'origine, seuls, pussent exercer le ministère6, c'était le moyen de ruiner quelques communautés en les privant de leurs conducteurs spirituels.
Le clergé, enfin, méconnaissant les droits les plus sacrés de la nature, hâta la majorité des enfants protes-