‹ Histoire de la réformation françaiseChapitre 137 sur 149 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

eux, à différentes reprises, le tour de la promenade. Le clergé, témoin de ces scènes qui se renouvelaient presque chaque jour et se passaient au milieu d'une loule innombrable, dans l'ordre le plus parfait, était surtout trèsirrité de voir cette môme foule, naguère si fanatisée contre les réformés, prendre plaisir à leurs chants, et ne faire rion ni pour les empêcher ni pour les troubler. Se sen- If.nt trop faible pour disperser les chanteurs, il envoya des députés au roi, qui était à Amiens. « Les novateurs, lui dirent-ils, tiennent des réunions séditieuses où ils se présentent en armes; leur dessein est de se rendre maîtres de la capitale par un coup de main. 11 faut se hâter de les prévenir. Le roi de Navarre est à la tête des conspirateurs. »

Henri II ordonna à son garde des sceaux de faire cesser les réunions. Dans cette circonstance, l'Eglise de Paris montra sa sagesse en invitant les fidèles à ne pas y assister; quelques personnes, néanmoins, furent arrêtées; mais comme on ne brûlait pas encore pour avoir chanté les psaumes de David traduits en vers français, elles furent relâchées.

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