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de son illustre époux. Le mariage fut célébré dans lo mois do spptombre 1540; les amis de Calvin y assistèrent en grand nombre, ainsi que des députés du consistoire de Ncuchatel et de Valangin, qui avaient voulu dans cette occasion solennelle donner au réformateur une preuve de leur respectueux attachement. On ne sait qui bénit cette union ; peut-être Farel ?
Au mariage du réformateur Rome oppose le célibat de ses pontifes et de ses prêtres, et en fait l'un do ses chefs d'accusation les plus violents contre la Réforme : «C'estpourvivrc àleur guise, dit-elle, que les protestants se sont séparés de ma communion, les plaisirs leur convenant mieux que l'austérité que j'impose à meslévites.» Et cela elle le dit et le répète sur tous les tons, trouve des poètes pour célébrer la pureté immaculée de ses prêtres, et des polémistes pour amonceler accusation sur accusation contre lo mariage des pasteurs protestants.
Pour des esprits superficiels et poétiques, celte thèse a quelque chose de séduisant, surtout quand dans un langage coloré on représente le prêtre catholique renonçant à l'un des liens les plus doux de la vie et acceptant, pour le service de Dieu, sans plainte et sans murmure, une existence (]ui n'est que l'immolation journalière de soimême. Cet homme leur apparaît alors comme un être surnaturel d'autant plus grand dans son renoncement qu'il ne se réserve rien pour donner tout à Dieu.-
A côté de cette vie austère, celle du pasteur protestante époux et père, paraît bien prosaïque. Il n'est donc pas étonnant que les artistes et les hommes d'imagination, trouvantic parallèlepeu à l'avantage de la Réforme, aient, par leurs éloges emphatiques du célibat, entretenu dans les masses l'idée que lo mariage des pasteurs protestants est une preuve que la rupture avec Rome a eu pour cause le désir de s'affranchir de tout joug. Il serait temps que celle grossière calomnie n'eût plus cours, et que le monde ajiprit que ce célibat tant vanté, tant glorifié et tant exploité centre la Réforme, est l'une des pages les plus honteuses de l'Eglise romaine. Pie Ill'avait bien compris
^90 IlISTOlPiE DU LA UEroKMATIOJ» FRANÇAISE.
lorsiiu'il disait : « Si, par do bonnes raisons, on a ôtû io mariage aux prôlrcs, par de meilleures il faudrait le leur rendre. » Quand la sainte Ecriture a prononcé et qu'elle' abrite de son autorité infaillible le moria^e des paslours prolestants, on passe outre et on laisse à Dieu lo soin de venger son Eglise.
Pendant que Calvin, livré à ses travaux théolo^iques, répandait autour de lui la lumière et l'Evangile, lo désordre s'introduisait partout à Genève ; les hommes vicieux levaient insolemment la tête ; l'instruction publique était supprimée comme une inutilité. Le parti catholique reprenait courage. C'est au milieu de cet abaissement moral et intellectuel que Jean - l'Iiilippo forma, comme nous l'avons déjri dit, le criminel projet do livrer la ville à Pierre de la Baume. Convaincu de co crime do haute trahison, le syndic fut décapité le 8 juin 1540. Lo spectacle de cette tête, tombant sous la hache du bourreau, fit faire aux magistrats de sérieuses réflexions^ Ils mirent en parallèle la conduite de leur premier syndic, qui avait voulu vendre les libertés de leur cité, avec celle de Calvin, qui les défendait du fond de son exil. Dans ce moment critique de leur histoire, ils eurent la pensée de rappeler les réformateurs.' Neuf jours après, cette grande question surgit dans le conseil. LorsqueCalvin l'apprit, sonespriten fut ému. Homme do cabincl, il aim iitpar-dessus tout ses chèr(>s études; puis il s'i'tait cr('é un genre do vie qui lui plaisait. Cependant, fidèle à luimême, il ne consulta jamais ni la chair ni le sang ; partout où il crut que son devoir l'appelait, il y alla, sinon avec entrain, au moins sans hésitation et sans découragement. La 1-otlre suivante, qu'il écrivit à Viret, nous •ilépeint l'état de son Ame. a Ami, lorsque je pense à tout ce (jui est arrivé dans Genève, j'en suis cfl'rayé, et je ne puis me résoudre qu'avec une extrême peine à m'exposer do nouveau à tant de contradictions. Cependant, lorsque je réfléchis aux désirs de cette Eglise, qui no laisse pas de m'être extrêmement chèro et qui pense avoir besoin de mes services, je sens bien qu'il faut rêve-»
' Registi-cs da conseil, 5,7, 17 et 18 jiiia.
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nir. r-aiis celle inicrtiliKle. je m'en rcmotirni à la décision fie mes collègues de Slrnsbourg. Mais comme je suis obliiré (le me rendre à la dièle de Halisbonne avec Bnccr, je ne pourrai retourner à Genève que dons quelques niiis. » '
Les lu'-sitnlions du réformateur accrurent le désir des Genovoisdc le posséder. Le 2 mai 1541. le conseil général fui réuni, et le même peuple qui avait exilé Calvin et Farel les déclara ministres fidèles de l'Evangile, cas'^a l'arrêt de leur bannissement et leur accorda la liberté do revenir à Genève quand il leur plairait.
Les Strasbourgcois, fiers de posséder Calvin, et senlant surtout qu'ils avaient besoin, pour la prospérité de leur communauté, de sa main ferme jusiprà la sévérité, ^efu^crent de le céder aux Genevois. Calvin, de son cùlé, no pouvait se résoudre à retourner dans une ville d'oh il avait clé chassé. « Les Genevois, écrivait-il à Farel, me seront insupportables et je le serai aussi pour eux. » Jl ne se faisait pas la moindre illusion sur ce que serait sa position ; et tout honorable que fût pour lui le décret qui le rappelait, il redoutait extrêmement le séjour do celte ville, « Non que je la haïsse, disait-il à Viret; mais je sais toutes les dilficultés qui m'y attendent, et je ne mo sens pas en état de les afl'ronter, »
Le refus des Slrasbourgeois de leur céder Calvin ne découragea pas les Genevois. Ils sentaient que le salut de leur ville dépendait de cet homme qui, sortant en banni de ses murs, y avait laissé entrer l'anarchie. Leurs syndics eurent alors recours aux pasteurs de Bàle, de Zurich et de Berne, pour intercéder auprès des Strasbourgcois auxquels ils écrivirent une supplique. « Depuis vingt ans, leur disaient-ils, notre ville a soulfert de terribles orages politiques et religieux; mais en aucun temps les séditions, les violences et les périls n'ont été aussi funestes que durant ces trois dernières années. Le départ do nos pasteurs fut une vraie catastrophe; les factieux, les fauteurs de séditions, oubliant les services rendus à l'Etat et à l'Eglise par ses ministres, les chassèrent sans aucun égard pour leurs personnes et leur caractère.
' Lettres latines, li>4:l.
* Regist. du conseil, l" et 2 mai 15-11.
^92 mSTOlKE DE LA RKFOnMATtON PPiANÇAISE.
Depuis leur départ, nous n'avons vu quo liainos, procès, douleurs, dissolutions, trahisons et homicides. Nous marchions à notre ruine, si Dieu ne nous eût envoyé notre frère Viret pour ramener à de meilleures voies ce troupeau sans pasteurs. Mais ce fidèle ami ne nous est concédé que pour quelques mois. Nous désirons vivement, d'autre part, réparer nos torts envers Calvin ; il nous est nécessaire. Notre ville, par sa position, est le port de refuge pour les exilés de France et d'Italie qui affluent chaque jour parmi nous ; lui seul peut donner h cette Eglise la solidité et le lustre qui lui sont nécessaires. Ainsi, nous comptons sur vos bons offices pour décider Calvin à revenir parmi nous. Ce l'aisant, nous bénirons Dieu qui nous a lait passer des ténèbres à son admirable lumière. »
Cette lettre décida les Strasbourgeois à laisser partir leur pasteur. Calvin quitta Strasbourg et prit le chemin de Genève où il arriva le 3 septembre. Le lendemain il se rendit auprès des magistrats, et après les avoir remerciés de la haute marque de confiance qu'ils lui avaient accordée : « Tirons, messieurs, leur dit-il, un voile sur le passé, et qu'il ne soit plus question de choses pénibles pour le peuple et pour nous; songeons à l'avenir. 11 est nécessaire d'adopter une constitution ecclésiastique approuvée par les conseils, afin que chacun sache à quoi s'en tenir sur sa manière de vivre. »
Les syndics consentirent sans hésiter à ses demandes. Sans perdre un seul instant, le réformateur se mit à l'œuvre : son but était grmd et noble. Il voulait sauver Genève par la dictature et la grandir par la moralité.
Peu de pages dans l'histoire des peuples sont plus dignes d'exciter l'étonncment et l'admiration, que celles que le retour de Calvin 5 Genève inscrivit dans les annales de cette cité. Le réformateur ne fut pas sans doute irréprochable; mais nul ne saurait lui contester sa puissante initiative, son génie organisateur, sa volonté de fer. et surtout une grande pureté de motifs. Il devint
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dictateur, mais ce fut pour sauver un peuple que la licence avait failli perdre.
Aux yeux de Calvin, tout était à reconstruire ; rien de ce qui avait appartenu au passé ne devait demeurer debout, si ce n'est le souvenir de sa honte. Le réformateur mit la hache partout, et le fit avec la hardiesse que donne la foi et la conviction que Genève ne serai^t réellement agréable à Dieu que lorsque tous ses citoyens auraient fléchi le genou devant le Christ ; c'est pour les y contraindre qu'il s'est décidé à quitter Strasbourg et à rentrer, dans une ville qui a payé ses premiers services par un bannissement.
On ne sait ce qu'on doit le plus admirer de Calvin qui veut faire violence à tout un peuple, ou de ce peuple qui se laisse faire violence. On comprend le Genevois quand il consent à ce que ses églises soient débarrassées de leurs images, de leurs statues ; quand il laisse fermer ses couvents et mettre en fuite ses moines; quand il adopte la confession de foi de Farel ; maison ne le comprend plus quand, volontairement, il soumet sa vie à une loi disciplinaire qui le suit dans le temple, dans la rue, et qui le retrouve jusque dans le sanctuaire du foyer domestique. L'antiquité n'offre rien de semblable dans ses annales ; et quand nous nous demandons pourquoi ces hommes si corrompus renoncent volontairement à leur manière de vivre, le philosophe cherche la cause de ce phénomène dans la haine des prêtres et l'amour de la liberté; mais le chrétien, tout en méconnaissant ce qu'il y a de vrai dans cette idée, attribue avant tout à l'Esprit de Dieu ce revirement presque subit d'opinion, parce qu'il n'est pas dans la nature de l'homme de briser un joug pesant pou" en prendre un qui le soit plus encore.
Nous professons généralement aujourd'hui le principe que l'organisation ecclésiastique doit naître delà vie do l'Eglise. Nous n'imilerions donc pas Calvin; mais pouvaitil agir autrement? Eùl-il réussi s'il eût attendu de la conscience individuelle ce qu'il demanda à une forte organisation? Nous ne le pensons pas, et c'est ce qui nous conduit à dire qu'en matière de gouvernement d'Eglise il est dangereux d'émettre des principes absolus.
294 HISTOIRE DIÎ LA UlirOllMATlON FIUNÇAISE.
Ll's formes sont de leur imluni assez transitoires, le fond seul du dogme possède l'immutabilité.
Calvin donc organisa l'Eglise de Genève comme si elle eût été vivante; il demanda à des hommes inconvertis de se conduire comme des chrétiens, il ne voulut pas pénétrer dans le l'or intérieur, mais il exigea qu'extérieurement l'homme se conduisît comme un disciple do Jésus-Christ ; pour l'y contraindre il eut à sa dis|)Osition des pénalités qui frappaient tout lo monde indistinctement. C'était hardi, mais Genève ne pouvait être sauvée ([u'à ce prix. Jurisconsulte profonde! théologien éminent, \1 fondit son œuvre d'un seul jet : tout se lie dans sou syslcme, rien do disparate ne s'y trouve; chaque chose y a sa raison d'être.* Scion lo réformateur, le citoyen est inséparable du chrétien ; l'un doit être dans l'Etal ce que l'autre est dans l'Eglise; le premier ne saurait manquer aux lois qui le régissent sans que le second y manque aussi; le chrélien infidèle sera un mauvais citoyen, ie mau\ais citoyen sera un chrétien infidèle : il faut donc qu'ils soient l'un et l'autre soumis à l'Eglise cl à l'Etat, s'ils veulent rendre, tout à la fois, à Dieu ce qui e.-it à Uieu et à César ce qui est à César. Le but c^ue poursuit Calvin est donc grand, puisqu'il veut former des membres pour l'Eglise et des citoyens [)our l'Etat, sans subordonner l'un à l'autre, voulant seulement les contraindre à se mouvoir librement chacun dans sa sphère. C'est pour cela que de même que Dieu donne aux mondes ,qui se meuvent dans l'étendue des lois particulières, Calvia en donne à ces deux grands cor[)S qui se meuvent sur la terre : l'Eglise et l'Etat. Dans cet esprit puissant et logique, l'idée d'une séparation complète n'aurait pu venir que pour être rejetée à l'instant même, surtout à Genève, dans le moment où cette ville lui abandonnait la dictature.
La question de l'union de l'Eglise avec l'Etal se décide plus par les cir(■on^^tances que par le raisonnement ; utile ici, elli; ne l'est pas là ; il est donc plus sage de ne pas régler d'avance ce que les événements savent mieux décider que nous. Quelle (lue soit la position de l'Elal, il ne sera que ce que l'Eglise le lera. Tolérant ou intolérant, zélé ou liède, l'homme no se dédouble pas. Si
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ics gouvernanls sont chrcliens, l'Eglise gouvernera par eux ; s'ils sont tièdes ou indiiïcrenls, ils se soucient peu 'de l'Eglise ; ils la raillent, ou peut-être même ils la persoculcnt. Le citoyen a son berceau dans le temple, c'est à l'Eglise de le bien former; si elle manque à sa mission, elle en porte la peine : les enfants mal élevés sont le tourment do leurs parents. Cependant, puisque sur cette grande question les opinions sont partagées, nouscroyous qu'il y a un avantage réel à laisser à l'Eglise son autonomie, sous la condition qu'elle n'empiète pas sur les droits do l'Etat , qui ne doit pas non plus empiéter sur les siens. Pour que ces deux l'ouages, si nécessaires à la prospérité morale et matérielle d'une nation, puissent bien fonctionner, il faut que l'Etat et l'Eglise soient plus encore pénétrés de leurs devoirs que de leurs droits ; il faut surtout que le corps ecclésiasliijuo ne soit pas dominateur, et que la graisse de la terre ne lui lasse pas oublie» la rosée du ciel. Laissons ces digressions et voyons ce qui se passe à Genève. Calvin veut en déraciner les abus religieux; sous ce rap[iort sa tâche est facile : on le laisse fai.-e ; le clergé romain s'est montré si misérable que sa défaite n'a pas fait naître un seul regret. Ce qui préoccupe d'abord le réformateur, c'est l'enseignement de la doctrine; il a raison, le dogme est à la vie chrétienne ce que la séve est au fruit. Il voulut donc que l'Eglise naissante eût des docteurs chargés d'instruiro les fidèles et do les amener à la connaissance de la vérité. Le docteur devait être saint dans sa conduite, grave, austère, versé dans la connaissance des saintes lettres. A côté du docteur il plaça le pasteur; c'est lui qui a charge d'Ame, qui prêche, censure, exhorte, console et veille avec soin sur sa paroisse, comme un fidèle berger sur son troupeau ; il doit, .sous peine d'être taxé d'infidélité, montrer sa loi par ses œuvres; il doit enfin être aussi moral dans sa vie que les prêtres de Pierre de la Baume l'étaient peu. Voilà le pasteur tel quo le veut Calvin.
l'our entrer dans le ministère évangélique qui renililace la prêtrise romaine, le réformateur en rend l'accès dillicile par les qualités dont il veut que le pasteur soit doué; et i)Our que la réllLixion et non l'ongouemeiil dcterniino la vocation, Calvin veut que le futur condui.-
leur d'une Eglise soit présente par ses compagnons d'œuvre au troupeau, qui l'acceptera ou le refusera; dans la crainte que le peuple ne manque de sagesse, Calvin arrête que nul n'entrera dans le ministère sans vocalion; il devra donc être de bonne vie et mœur.s, exempt de tout défaut corporel qui pourrait attirer sur son ministère le ridicule ou la moquerie. Avant de recevoir l'imposition des mains, il fera faire un long noviciat qui mettra sa foi et son dévouement à l'épreuve. C'est dans les deux épîtrcs à Timolhée que Calvin cherche le modèle do son nouveau lévite; par là, il dévoile touto l'importance du ministère évangélique, qui n'est ni un métier, ni une profession, mais une sainte vocation d'en haut. A côté du pasteur, il place l'ancien qu'il prend dans les rangs des laïques pieux et éclairés; son office consiste à être le gardien do la foi ; dans des cas exceptionnels et déterminés, il remplace le pasteur.
L'introduction des laïques dans le gouvernement do l'Eglise montre la supériorité de vues du reformateur, et son intelligence profonde de l'esprit et de la lettre des Ecritures. — Désormais l'Eglise n'aura plus de chœur ; la barrière qui le sépare de la nef sera enlevée, le laïque aura plus que son amen à donner, il entrera dans l'administration de la communauté, il en fera partie intégrante, et comme tel, se sentant responsable, il s'intéressera au bien spirituel de la paroisse. C'était donc jeter un grand clément de vie dans l'Eglise que d'y placer l'ancien. — C'était d'avance tuer la caste dans le corps ecclésiastique, son berceau naturel.
Moins élevé en dignité que l'ancien, mais non moins utile, le diacre aura aussi sa place dans le nouvel édifice. 11 s'occupera d'administration, et surtout du soin des pauvres; le diacre devra avoir dos mœurs pures; il ne sera choisi que parmi ceux des fidèles qui donnent au troupeau l'exemple des vertus chrétiennes.
Les femmes, exclues de toutes les fonctions ecclésiastiques, ne seront pas cependant oisives ; véritables filles do Dorcas, elles seront, dans la mesure de leurs forces et suivant la mesure de leur piété, des diaconesses quiauront soin des pauvres et des malades.
Voilà les principaux rouages du corps ecclésiastique;