‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 29 sur 113 · L\1?<E DU PEUPLE · texte numérisé non relu

L\1?<E DU PEUPLE

jtanni telles feintes. On seait coinme leurs flatteurs ont allégorisé depuis sur tels jeux , disant <iue le roy y avoit chassé les huguenots dans 1 «Ml fer *. »

1. interprétation que les partis donnaient à ces jeu\ fait assez voir ([uelle était la situation des opinions hostiles, et s'il était possible d'espérer une conciliation sincère. Henri de Navarre et Marguerite de Valois, si antipathiques l'un à l'autre, ajant tous deux leur amour en d'autres cœurs, pouvaient être considérés comme l'expression symholiiiue de ce mariage forcé qu'on imposait a\i catholicisme et à la huguenoterie. Tous ces ituls , toutes ces fêtes , le peuple de Paris les rej»oussait ; la cité se croyait occupée militairement par les huguenots, par les étrangers arrivés des autres bords de la Loire, dont la langue inconnue, les mœurs et la foi étaient le sujet des haines publiques. Un châtelain du lU'arn et du Dauphiné était plus étranger aux halles de Paris qu'un Italien, un reilre d'All»Mnagne . et lorsqu'il fallut r«'courir aux vêpres siciliennes, toute la jiopulation prit les armes comme au jour de la délivrance d'un joug si odieux dans les idées exaltées delà multitude.

" Discours (les nopccs du roy de 'Navarre et «le M»i)»Mf. . Mi'ur Hii ro\ , t r)T'i. ( l'ain|>lili-l hujjiienol )

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