LLS HUGUENOTS ET LES CATHOLIQUES
toujours indécis , dit à la fin » qu'il se confioit a son cousin le duc de Guise. » Au reste, les catholiques savaient bien qu'une fois TafFaire engagée par le peuple , rien ne serait plus aisé que de faire entrer le roi dans la commune impulsion du gouvernement municipal.
On ne s'explique pas l'inconcevable sécurité du parti calviniste au milieu de cette fermentation des esprits ; l'amiral Coligny , caractère si faible , ébahi de sa faveur , prévenu de toutes parts * qu'on préparait un mouvement contre ses coreligionnaires , n'avait pris aucune précaution , si c^ n'est de faire entourer son hôtel par une compagnie de la garde du roi , et on en avait précisément confié le commandement à un des plus acharnés de ses ennemis. Quelques gentilshommes calvinistes, étonnés de cette agitation de nuit , de ces flambeaux allumés sur toutes les fenêtres, de ces troupes armées parcourant la ville , sortirent de leur maison bien avant que le
* Le capitaine Blossct , Hoiiigui{;non et huguenot, assez remarqué au siège de Vezclai, prit rongé de l'amiral pour se retirer en sa maison, » auquclTadiniral demanda pourquoi ilvouloit s'en aller ? — Pour ce qu'on ne nous veut pas de bien icy. — Comment l'entendez-vous ? dit l'admirai ; croyez (jue nous avons un bon roy. — Il nous est trop bon , c'est pourquoy j'ay envie de m'en aller ; et si vous en faisiez de même rominc! moi, vous feriez beaucoup pour vous et pour nous. "(.louinal de Henri III, a fi an». \!il'l)