‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 68 sur 113 · PE>SEE DE LA S.-IJVKTIIKI.EMY · texte numérisé non relu

PE>SEE DE LA S.-IJVKTIIKI.EMY

(le Lorraine, a voulu faire enteiulre cecy et le tesinoigncr à tout U" monde lan de Nostre-Seigeur lo'i'l '. » Kt le pape, pour attester tout son zèle, en l'enthousiasme énergique dont il était animé, fit peindre un large tableau de tous ces massacres, car une belle image lui avait été envoyée; puis, comme au temps des Césars, on frappa des médailles d"or en commémoration du triomphe. Toutes ces joies, ces témoignages d'allégresse a l'occasion d'une épouvantable victoire , s'expliquent par les besoins de l'Lglise , de son gou- \crncment menacé par la réforme et qui se défendait ; le catholicisme, secouant un danger mortel , saluait le succès de son coup d'Etat. Un conflit s'était engagé en France; la force demeurait à l'Kglise romaine. Dans les idées d'une société religieuse , se délivrer des huguenots c'était comme si une société politique s'était débarrassée des étrangers par la ruse ou la violence, ou comme si elle avait frappé des conspirateurs qui en voulaient à son principe. >'os besoins sociaux ayant changé , nous ne comprenons plus ces idées, ces émotions d'une autre époque pour une cause religieuse. >ous avons vu pourtant des fanatismes aussi cruels: les révolutions poli • (iiiucs ajiraient dû nous éclairer sur les mobiles implacables de la révolution de croyance au seizième siècle.

* De l'Eslat de Fiam» sous Tliarli-s IN, • i

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