‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 72 sur 113 · SITUATION DU PARTI CALVINISTE APRÈS LA SAINT-BARTHÉLEMT · texte numérisé non relu

SITUATION DU PARTI CALVINISTE APRÈS LA SAINT-BARTHÉLEMT

État des provinces. — Le l.aiiffuedoO. — Les Cévennciî. — Le Vivarais. — Le Dauphinc. — UeJraite des prolestans dans les villes fortifiées. — La Rochelle. — Soiumières. — Sancerre. — Le comte de Moiitcjonimery en Noininndie. — Mouvement de l'armée catholique contre les huguenots.

Le caractère de tout coup d'Etat, de toute mesure violente contre un grand parti, est de nÏMrc jamais f.omi)Iet , et de laisser toujours en dehors

SITUAT10> nrS CVI.VIMSTF.S (1572). 255

des forces mal compriiiitHis . des accidcus imprévus qui troublent le résultat (|u'on s'était proposé. Les catholiques avaient voulu abîmer l'hérésie, rrap|)er au cu;ur les hujjuenots; ils avaient procédé d'une manière cruelle; mais ils n'avaient pu U)ut atteindre. Quand une opinion e.st devenue un lait dans la société, les persécutions ne peuvent l'anéantir ; elles la répriment à peine un instant pour lui donner plus d'éner^jie.

Après la première terreur produite par la Saint-Barlhélemy et ces massacres répétés dans les provinces, les cahinistcs or^^anisèrcnt un système de défejise, particulièrement aux localités où leur nombre était assez considérable pour espérer la victoire. Le conseil cherchait vaineujent à les rassurer; les gouverneurs avaient reçu l'ordre de ménager les calvinistes partout où la sédition pouvait devenir dan;rereuse, et ce système était suivi avec beaucoup de sollicitude dans le Languedoc, les Cé\ennes. le Vivarais, le Dauphiné, provinces dont les populations étaient si prononcées pour l'hérésie.

Les villes de Nismes et Montauban se tenaient sur leurs gardes, en rendant cependant devoirs de sujets au roi. « Voici arriver les nouvelles du massacre qui les mettent en merveilleux souci , car ils cstoient des j)lus haïs. Toutelois, persévérant en leur constance accoutumée , nonobstant les lettres que le roy et autres près et loin leur

256 MSMtS, CÉVENNES KT VIVARAIS (1572).

cserivircnt, se résolurent de n'ouvrir leurs portes à ceux, qui les voudroient esgorger et cscorcher de par leroy; ains se délondre jus(jues au bout*. » Dans celte disposition des habilans, il fut décidé ({u'on s'armerait contre les ruses et les violences du conseil. iNisnies et Montauban étaient alors nancjuécs de bonnes murailles, de liantes tours crénelées, et les calvinistes se promettaient de l'aire forte résistance au cas d'une attatjuc catholique.

Dans les Cévennes et le Vivarais , les ligues de défense s'étendaient parmi les populations : « Au commencement de ces remucmens, ceux de la religion estoiciit les plus forts dans Aubenas , Privas, le Pouzin cl Villeneuve. Toutefois les catholiciues voyant que le Pouzin leur seroit connuode , à cause de son assiette, s'en saisirent incontinent. Quant à Villeneuve, le sieur de Logière, voulant s'en rendre maître, tint le chemin qui s'ensuit : Villeneuve est une petite ville de Vivarais. assise en lieu commode pour les habilans, qui y ont leur bailliage, ressortissant par appel au siège présidial de Aismes. Les calli()iii{ucs et ceuv de la religion cstoient tombés d'accord de se défendre et maintenir les uns les antres, disant qu'ils estoient frères et concitoyens , et ([u'il falloit d'une commune force et volonté résister au\ massacreurs.

• r.stat de ÎSismcs l't de AIoniMiiliiin , 1.572 ( rirochuie ).

DAUPIinÉ (1572). 257

Par serment solennel ils accordent ({u'oii eslir;i (leu\ capitaines des deu\ religions, ({ui tour à tour Jeronl les rondes et revues de nuit et de jour , en telle sorte que le ca(holi(jiic veilleroit sur ceux de la religion , et celui de la religion sur les catholiques, afin d'éviter toute mauvaise opinion*. »

La politique de Catherine était de promettre tolérance pour les individus, mais de proscrire le calvinisme comme opinion, comme culte publie ou force organisée**; on laissait la conscience libre, mais on défendait le prêche , c'est-à-dire la propagation de l'hérésie. Les villes du Vivarais refusèrent de recevoir les gens d'armes et archers du roi; « car à se faire massacrer maintenant il estoit préférable d'engager bonnes ar([uebusades. »

Dans le Dauphiné ,([uoiquc les huguenots fussent non moins nombreux et aussi fortement décidés à la rési.slance , ils n'avaient aucune place desùreté; aussi « plusieurs gentilshonnnes de la religion, et qui s'estoient portés vaillamment aux autres guerres, se refroidirent grandement, les uns promettant dallera lamessi'; les autres, estormés comme du tonnerre, se caehoient en leurs maisons , craignant d'estre attrapés par le sieur de

F.slat des Cévennes ol Hu Vixarais, 1572 (Brochure ). On a vu comment !>'en cxpliijuc Cal herinc de >Icdicis a lambaisadeur d'Angleterre.

•lôH LA KOr.Hl I.LK (1572).

Gordcs , ([iii luannioiiis leur ésri'ivil Tort iimiablcmenl pour les destouruer de la religion et leur persuader ([ue les troubles ne seroient si grands qu'on les imaginait *. » 11 y avait en J)auphliié le brave eapitaine Montbrun , lequel ne s'était [)as trouvé aux noces de Paris. « Plusieurs estimoient que Montbrun se fust refroidit et lai.ssé aecabler sous le faix ; mais par sueecssion de temps il reprit eourage , connue il apperra en son lieu *. »

Les huguenots des autres provinces , moins

l)euple, avaient cherché asile dans des lieux ou

places de sûreté fortifiés : le dernier édit leur

en assurait plusieurs. Le conseil tentait de les

surprendre par des moyens de douceur ou des

mesures brusfpies et violentes; les chefs s'étaient

tenus sous les armes, et là venaient se réfugier

des milliers de malheureux pro.serits , résolus

de se défendre à la parole de leurs ministres.

La Rochelle avait été toujours considérée par

les huguenots comme leur plus puissant boulc-

%ard. Sa situation sur un roc baigné par la haute

mer , les secours qu'elle pouvait recevoir d'Eli-

sabclh et des braves matelots flamands en faisait

un point redoutable. Le baron de La Garde avait

été clijugé par le conseil de semparer de La

Rochelle; il ne put y j)arvenir parla ruse; les

■ Estât du Diiniihiiic , 1.572 ( Biocliurc ).

SA?«CEKKE (1572). 259

hugucnols nièiiie se rciuliieiit niailres tic l'ile de Rhé. |)oijit inleniuHliaircqui assurait la jiléiiitude de leur couHuujiication. Alors le eouscd, « voyant bien (juc la peau de renard n'estoit assez lonjfue pour empoigner la proie, jugea qu'il ialloit nécessaireuient y coudre une peau de lion , espérant avoir k vive force ce que les ruses n'avoienl tddenu. »

A Saneerre , les huguenots avaient également élevé des fortifications, jeté des troupes nom Jjreuses; ils s'étaient emparés du diàteau avec une vi\e d('tern)inalion et un beau courage : jamais population n'avait montré plus de zèle pour la réforme. Quand le château se rendit, « il fut crié a son de trompe et tambour par les carrefours de la ville , que tous eussent à se trouver aux halles pour rendre grâce à Dieu de cette délivrance admirable, non attendue selon le jugement humain. I.e psaume 1-44" fut chanté et fut noté et remonslré par François de La .Mare, dit (le Claircau , ministre du lieu, qu'il y avoit quatre ans (ju'au même jour, dixième du mois de novembre. Dieu a\oit délivré aussi celte ville de Saneerre de ceux de Bourges *. »

I,e rni craignait encore pour la Normandie le comte de Montgommery , lequel , échappe au

' Sur|irise (ierepii.se du chasteaudeSaiiceire en tinmesiiie joui, I5"2 ( Urorliurc )

260 LA NOR^IAINDIE ET MONTGOniF.RY (1572).

massacre de la Saint-Barthélémy * , s'était rendu en Angleterre, où il sollicitait auprès d'Elisabeth de prompts secours pour soulever la vieille race Normande. Ce voyage inquiétait le conseil ; Charles IX écrivit à M. de Matignon deux jours après la grande exécution de Paris: « Qu'il avoit plusieurs avis de certaines choses que machinoit on Angleterre Montgommery. M. de Matignon , il doit débarquer dans les pays de votre gouvernement ; faites , je vous prie , bonne surveillance, et afin que les soldats aient plus d'occasion de me bien servir, j'ai donné ordre qu'on vous envoie argent pour faire faire la monstre de janvier et février **. » Cette expédition de Montgounnery pouvait trouver des sympathies; la Normandie avait encore des traditions de la

* Le jour de la Saint - IJarthclomy, Charles IX écrit ii M. (le Matignon « qu'il avoit cnten lu dire que le sieur de Hloiigommery s'cstoit retiré en ses maisuii!) du costé de IVorninndie où il est à craindre (pi'il émeuve mes subjects et assemble ceux de sa religion. .l'ai advisé vous faire cette letlrc ou(re l'aulre que je vous escris pour vous prier de prendre garde doucement et sans bruit où il se sera yetiré, afin que avec ce que vous pourrez assembler de forces vous le preniez ou fassiez prendre et vous en asseuriez si bien que j'en puisse demeurer en repos. Mais que l'on ne sçache que je vous en ay escrit, et y procédez le |)lus dextrement possible. " Mm. de Béthune . vol. cot. 8763. , fol. 24.

** M»s. de Béthunc , vol. cet. 8765, fol. 72.

LE lAîSr.rfDOC VT nAHVlI.I.F. (1372). 261

iMce qui ré^jiiait en Angleterre : il y n\ait tioble |>;»rcMlé lie chevalerie . dr blasons ; (jucbjues \illes s'étaient même prononcées pour la hngneunterie.

En voyant trun peu haut l'état des choses , la Saint-Barthélcmy n'avait pas avancé la question catholique ; j)resque partout les calvinistes avaietit pris les armes; on a\ait essaye la violence populaire pour éviter le champ de bataille , et en définitive on tombait encore dans les guerres civiles les plus acharnées, car il y avait eu trahison, manque de foi contre des jiopulations en armes, qui devaient s'en souvenir. Le conseil avait distribué les pro\inces à des hommes plus ou moins engagés dans les questions de feu qui agitaient la société, toutefois le maréchal Damville , de la maison de Montmorencv , second fils du Connétable , esprit de tiers parti , (jui joua plus tard un plus vaste rôle , goiivernait le Languedoc , pays où les huguenots étaient en force: le maréchal cherchait à dompter le mou\cmcnl par la n>odération , quoiciue le conseil lui imposât des lois très-dures: Charles IX lui écrivait : « Mon cousin, avez n poursuivre et diligcnter le plus que vous pourrez vos préjiaralifs pour avoir raison par voie de la force , pu:s({ue celle de la douceur n'y peut rien profiter, en ([uoi vous nie ferez service très-agréable de n'\ espargner aucune chose pour leur faire sentir le digne chasliment de

2(i2 L\ ROCHELLE (1572—1573).

\vuv insolouce et grande U'-mérilé * «DcUis uiieautre lettre plus impt^rieuse encore , il lui comniaiule de consfisquer les biens de tous les Nimois de la reli<;ion rrlorniro : « C'est la violence qu'il faut partout étal)lir dans vostre gouverneinent. Àlon cousin , il n'y a chose qui fasse porter plus impatiemment et avec plus de regrets à ceux de INismes et autres rebelles leur opiniastrelé qu'en leur ostant toute la commodité et jouissance de leurs biens ; au moyen de quoi je vous prie y pourvoir si diligemment (jue ayant leurs biens esté saisis, comme je présuppose suivant mes deselarations, ils n'en puissent jouir par la f;i\eur de I<jurs amis , sous prétexte de cédules privées ni par autre moyen en recevoir aucune conunodi lé* ".» De send)Ial)les ordres étaientsuccessivementadressés à Mandelot, gouverneur de Lyon , à M. de Matignon en Normandie, à tous les olliciers enfin (jui pou\aient disposer des forces royales.

Le point important était La RocVielle ; toutes les autres positions des huguenots étaient subordonnées à la défense de cette forte cité où devaient se diriger les hommes d'armes du catholicisme. Le commandement de l'expédiliou décisive fut confié an prince qui offrait le plus de garanties au parti vaincpieur à la Saint-IJarthélcniy-

• Vss. (II-. Béthunc , vol. cot. 8754 , fol. 23. '• Ibiil.. fol. 30.

Slèr.F. DE LA RnciIF.l.I.F. (ir)7:iV 2^,3

Le duc d'Anjou se mit à la tiHc de l'année qui marcha vers La Rocliclle. On avait pris de graitdes mesures; le clcrp;c s't'Cail cotisé d'hoinnios et d'arj^ent. Les villes niuMicij)alcs avaient éj^aloment fait des sacrilices pour le triomphe de l'Kplise romaine ; tous les gouverneurs durent détacher ce qu'ils pouvaient de forces militaires afin de les donner aux batailles du duc d'Anjou *.

Quand tout fut ainsi prêt , Catherine se hàla <le prévenir les gouverneurs sur le but de l'en- Ireprisc : elle les invitait a la seconder de toutes les manières ; • car a La Rochelle de\oit s'esteindre la malheureuse et perverse hérésie. » La reinemère prit des engagemens avec la Savoie et Gènes, pour que ces Ktats eussent à fournir des soldats a la sainte cause ; trois mille Corses sortirent de leur île montagneuse, débarquèrent au bord du Rhône, s'acheminant vers La Rochelle **. Charles IX écrivait au maréchal Damville: « Mon cousin , c'est pour vous avertir conmie mon frcre le duc d'Anjou, après avoir faict diriger toutes choses nécessaires pour assiéger ma ville de La Rochelle, a envoyé son train devant, est parti en poste, mes frères les ducs d'Alençon et le roy de Navarre avec luy, accompagnés des princes et autres gen-

* FoTri:«itr, portefeuille, ann. 1573. On trouve de grands s sur ce sicgc.

Fo:»is:»jEV. Portefeuille, ann. 1573.

détails sur ce sicgc.

264 SIKGE DK LA UOCJIF.I.I.P. (1573).

tllsliommes mes l)Ons servileurs , povir aller assaillir ladicte ville et ne cesser de la presser qu'il ne me l'ait rendue ; espérant, moyennant la grâce de Dieu, que la fin lui sera aussi lavorable comme l'entreprise est équitable et juste et que lui ont esté toutes celles qu'il a faictes et commandées. Je vous prie, mon cousin , de vostre part faire tout vostre eflort pour avoir la raison de mes rebelles en vostre gouvernement; afin qu'en mesnie temps, s'il est possible, toutes choses soient resduiles sous mon obéissance , et pour le moins que lesdicts Rochellois ne puissent estrc secourus et favorisés d'eux, adverlissant souvent mondict frère de ce que ferez * . » Ce n'étaient donc pas seulement les ardens catholiques mais encore les nouveaux convertis qui marchaient à ce siège ; le jeune roi de Navarre y accompagnait le chef de l'armée catholique , le duc d'Anjou. Un exigeait de lui un gage , après sa conversion publique Henri de Béarn ne refusait aucun témoignage de son retour à la foi romaine ; son esprit et son cœur s'assouplissaient à celte dissimulation , à ces ménagemens habiles , qui furent le fond de son caractère sous son règne conciliant et difiicile; il avait passé par toutes les épreuves , subi toutes les conditions ; il garda souvenir de sa vie de cour, de sa captivité dorée , ainsi qu'il aimait à la nommer.

* Mss. de Bélhunc , vol. toi. 87.5 i . toi- -6.

SlF.r.F, DF. LA KOrilKI.I.F. (1573). 2G.-|

De grandes niosures a\ aient (té prises pour ponsser le siège de I.a Tlorhelle avec ligueur, et pourtant rien n'était prêt (|uand le due d'Anjou arriva à La Guierche: c'est ce qui résulte d'un Mémoire adressé au roi par M. de Nevers au nom du prince qui commandait ; il écrivait « que les troupes étaient si peu complètes , qu'au lieu de dix mille hommes d'infanterie il n'en avait pas six mille ; l'artillerie n'était point en état; on n'avait pourvu à aucune munition, ni de guerre ni de bouche; il n'v avait sur les lieux aucun trésorier et point d'argent. Il avait mandé a M. l'admirai* de lui envoyer quarante compagnies et de les faire embarcjucr , s'il était possible , pour descendre au plus près de La Rochelle; le reste ne dépendait pas de lui ; il supplie d'y pourvoir. 11 est prêt à sacrifier sa vie, mais ce serait mettre l'Etat et la réputation du monarque en péril que de s'exposer a uu mauvais succès a.ssuré ". • Ces négligences de guerre tenaient aux dernières fatigues des batailles; le xèle religieux ne s'était point attirdi : mais on faisait les sacrifices avec

' Alors M. de Villars . qui succéda a Colignr.

" Manuscrit de Mesmes, inlitulc : Mémoires du régne do Charte» IX . in-fol. n" tH' pap. 114. — Mémoire dressé par M. de ÎNevers , nu nom de M. le duc d'Anjou , pour exposer à Sa Majesté que (nul manquait pour le siéfje de !.a Rochelle.

'2Rr, SlF.r.E DE SANCERUr. ET DE L\ Knc:llELLE(1573).

moins de facilité. Il y avait iiiipuissancc. Le conseil était obligé de recruter des hommes de guerre au dehors, et pour cela il fallait aide

d'argent.

Les huguenots se défendirent avec désespoir à La Rochelle et à Sancerre ; des exploits merveilleux marquèrent la résistance de ces deux villes * : c'était une croyance religieuse qui s'était là réfugiée pour s'ensevelir d'un linceul sous des ruines** ; il y avait mollesse, division dans le camp catholique. Tandis que le maréchal Damville pacifiait le Languedoc , le siège de Rochelle traînait en longueur; le roi de Navarre , le duc d'Alcu-

* Le 23 mars 1573 , Théodore de Bèze écrivait à la duchesse do Ferrarc pour «se rondouloir a\ec elle sur l'état pauvre et Tuisérable de la vraie relijjion , les pertes qu'elle avoit éprouvées et les maux que la pouretle Église a souCfcrfs et souffre tous les jours : » Loué soit nostre Dieu de ce qufî Tion-seulenicnt il vous a donné cofislance au milieu de telles et si horribles tenipestes et si pileux exemples de mr.l, mais aussi s'est servi de vous derechef pour en garantir plusieurs dont toute l'Église du Seigneur vous sera à jiimais obligée. » Mss. de Bélhuue , vol. cot. 8743 , fol. 43.

** Le 26avril 1573, Catherine écrivait au duc de IVevers : « Je prie Dieu que ceux de l,a UorheMe recognoissenl leur faute , et qu'ils se remettent a In discrétion de mon lils. je serai Ii>hj«uts d'-«*is de leur accorder tout, excepte qu'ils aient exercice de religion que de celle ipie nous tenons . et tousles ministres chassés. » Mss. de Béthune, vol. cot. 8702, fol. 100.

.\0N(,11V1.V\C1. 1)1 SIF.C.K (i:)73). '2G7

oon irétaicnt pas dans la même cvallatioii que le duc d'Anjou et 31. de \evers : on assic'jfeait l'aibleluent une ville protéijée par une population héroùjue : les pertes étaient ronsidérables. Le parti de la vieille foi ne retrouvait plus cette énergie de la victoire qu'il avait autrefois sf\luée dans le duc d'Anjou à Montcontour et à Jarnac. Il y avait déjà bicij des murmures parmi Icscam|»s, lorsqu'une nous elle inattendue priva de son chef l'armée catholique.

CllAPllUE XLVII.

Page 1