‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 2)Chapitre 76 sur 113 · L'ÉYÊQUE DE VALENCE ARRÊTÉ · texte numérisé non relu

L'ÉYÊQUE DE VALENCE ARRÊTÉ

Valence un certain nombre de blancs-seings pour faire des promesses soit d'argent , soit de dignités.

Ce fut ainsi que les deux ambassadeurs quittèrent Paris. Montluc était encore à Nancy lorsque la Saint-Barthélémy éclata. L'évêque négociateur fut arrêté par les échevins et le peuple , (;ar on le soupçonnait de pencher pour l'hérésie; les magistrats l'assurèrent niènie qu'il devait être compris dans la liste des rebelles au roi qui avait été dressée; on le dévouait au supplice. Montluc s'en plaignait à la reine-mère dans des formesdignes et douloureuses.

« Madame , un solliciteur de l'esvesquc de Verdun, appelé Macéré , m'a faict mener prisonnier en cette ville, sans montrer aucun pouvoir, et exerçant plus hardiment son autorité que si c'étoit un mareschal de France; et qui plus est, affirme que je suis l'un de ceux que le roy veut encore faire tuer ; qui est un langage qui me donne beaucoup de peine, non tant pour la perte de la vie , mais pour le regret que je dois avoir que Sa Majesté m'estime nieschant et rebelle, moi qui jamais ai faicl, dict, ni pensé chose qui soit contre le service de Sa M.ijesté. Et pourroit-on dire que ce seroit une fort mauvaise récompense des services continués depuis trente-huit ans sans interruption. Mais je ne croirai jamais qu'une telle résolution puis.sc sortir d'un prince si sage, si bon que cestuy^la , qui m'a toujours honoré .de

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