ÉT.VT DE LA LANGUEDOC
ticre, en assurant la couronne à Henri HT, de pn'* ])arcr à elle-même un avenir de pouvoir. Les hujifuenots avaient au contraire entoure le due d'Aleneon, et , rapproehés des politiques et des mécontens, ils soutenaient qu'en acceptant le trône de Pologne, le duc d'Anjou avait renoncé à toute prétention sur la couronne de France*. Dans la Languedoc le maréchal Damville favorisait toujours le parti réformateur: « Cette familiarité avec ceux de la religion mettoit les catholiques, spécialement ceux de Toulouse ( qui sont les principaux de ce gouvernement) , en fort grand' peine, et notamment de ce que le mareschal avoit assigné à Montpellier l'assemhlée des Estats de la Province où il avoit grand nombre d'hommes à son commandement et y faisoit sa demeure, la ])luspart du temps à cause de la beauté de la ville et commodité du pays. Cela faisoit que le bruit couroit à Toulouse que le mareschal Damville avoit (juitté le parti des eatholi(jues, et les premiers du parlement en estoient entièrement per-
* 23 aoi"it 1574. Le iliic d'Aloiiron.TU maréchal Danivillo : • Le sieur de liournnnville vr)us assciirera la bonne amitir ([lie je vous porte et rasscurance que devez avoir à mes paroles (•( vous asscure?. f]uc cpiand secrètement vous nie tiendrez adverly de toute cliose , j'y ticndray tellement la main (pie vous aurez juste occasion d'en avoir contentement. " Mss. de Bcthuiie, vol. cot. 8887, fol, 5.