LES QUARTENIERS A PHILIPPE
M. le duc de Mayenne ; on ne lui peut oster que la religion et l'Estat ne luy doivent beaucoup ; mais Sa Majesté n'en peut faire un gendre , ce qui est nécessaire pour la guérison des maux de la France. — M. le duc de Lorraine pourroit suppléer à ce défaut , car il est veuf ; mais il a des enfans qui pourroient un jour estre un fort object de grandes guerres. -- La personne de M. le duc de Guise, descendu du roy Louis XII", et duquel la mémoire est fort plausible en la France, car il fut appelé le père du peuple , est pour tenir un grand lieu à l'endroit de l'universel. Tellement que s'il se trouvoit quelques moyens pour contenter M. de Mayenne , et qu'il voulust favoriser tant soit peu monsieur son nepveu , les affaires seroient fort aisées et faciles ; parce que mondict sieur de Mayenne ayant partie des gens de guerre à sa desvotion ; d'autre part, grande partie desdicts gens de guerre de la noblesse, la pluspart des peuples el bonnes villes se souvenant du sang de feu M. de Guise injustement espandu pour la cause de la religion et conservation de l'Estat, seroient fort disposés à favoriser l'accroissement de M. de Guise son fils , deslivré miraculeusement en ce temps si misérable pour la consolation des catholiques et espérance de leur triomphe. Quant à prendre le titre de roy, ne se peut faire comme anciennement par l'armée prestorienne , car il faut que l'on tienne en ce