‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 134 sur 202 · DOUTES DES ETATS · texte numérisé non relu

DOUTES DES ETATS

(imens, et par conséquent enneniy des estrangers, jirincipalcment des Espagnols , et qui a des desseins, par le moyen du gouvernement de Lyon , sur le Dauphiné et la Provence. — Nevers est homme qui présume beaucoup de soy comme vieil Italien ; croit qu'il devoit estre arbitre de toutes les affaires de France, et n'ayant jamais esté employé , rest'^ desgousté, ayant demeuré un long temps en suspend ; finalement, quand il a \n Paris à sa dernière nécessité , pour en estre gouverneur s'en vint au camp de l'ennemy , mais Dieu l'en chastia si bien que, de là à deux jours, Paris fut deslivré ; et luy, en la mesme armée navarroise, pour moquerie, estoit appelé gouverneur de Paris *. »

Il fallait cependant arriver à une fin , et les catholiques ardens devaient s'entendre , pour empêcher tout mouvement qui porterait le roi de Navarre à la couronne, car sa conversion ne serait que feintise , comme le disait l'envoyé de Savoie; les Etats seuls pouvaient décider la question ; et comment allaient-ils la résoudre ? se prononceraient - ils pour l'infante d'Espagne ? adopteraient-ils un terme moyen ?Le duc de Feria écrivait à Philippe II : « Les Estats-Généraux désirent prendre une résolution ; et l'on m'a dict

Mss. de Colbeif , iii-fo!. iTiaropq. long. doré, vol. xmu, l'as. 314.

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