‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 135 sur 202 · LE DUC DE FERIA SUR L'ÉLECTION · texte numérisé non relu

LE DUC DE FERIA SUR L'ÉLECTION

(ju'ils proposeront la Sérénissime Infante mariée avec un prince francois. Le duc de Mayenne abhorre ce moyen plus que toutes les choses du monde , et particulièrement par rapport au duc de Guise, son nepveu, lequel , pendant sa destention , avoit cessé tout rapport avec son oncle, et et l'on m'assure qu'il préféreroit livrer la couronne au Grand-Turc , avant de consentir à l'eslection d'un roy de sa nation , excepté toutefois luy-mesme. Tous les Francois détestent grandement le seul nom d'estranger , quoique quelques hommes sages cognoissent que le seigneur archiduc Ernest est le seul roy qui pourra restaurer la justice et le bon gouvernement dans le royaume, ce que l'on ne peut attendre d'aucun des autres *. »

Le même jour nouvelle dépêche du duc de Feria à Philippe II : « J'ai parlé au duc d'Aumale , et il s'est oflertfranchement de sacrifier sa vie pour le service de Vostre Majesté et de la Sérénissime Infante; c'est à mon advis l'homme le plus sincère entre tous les autres: Le duc d'Llbeuf parle de la

Archives de Simaiicas , cot. B 75" à ". — Lu genernlidad aborrece mucho el notubrc de eslrangeio aiinque algiiti homhres ctierdos conoicn que el sgr. ai; hiduque Jlentesfo es solo el rexj que podra rcslaiirar la justi' ia y el huen governio de este reyuo, loqiial no se piieda espeiar de ninguno de las otros.

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