‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 136 sur 202 · LE DUC DE FERIA SUR L'ÉLECTION · texte numérisé non relu

LE DUC DE FERIA SUR L'ÉLECTION

niesrne manière; on ne peut pas faire grand cas de ses paroles ; il est sans expérience et il n'est pas homme de pouvoir ni de conseil. Le marquis de Rosne est venu avec les ducs , mais je n'ay pu conférer avec luy, quoyque plusieurs fois je luy aye parlé sur nos desseins ainsi que J. B. Taxis. C'est l'amy intime du duc de Mayenne, et il suivra toujours sa fortune. L'archevesque de Lyon nous aidera , ne seroit-ce que pour avoir le chapeau de cardinal , chose qu'il désire extresmenient *. Le président Jeannin est l'homme qui s'est montré le moins affectionné au service de Vostre Majesté **. Depuis que je traite icy , il n'a cherché à me voir une seule fois. Villars, qui a reçu les pouvoirs de la ville de Rouen , dict qu'on ne peut rien attendre si on n'effectue pas ce que l'on a promis ; c'est un homme si effronté *** qu'il est bien nécessaire que Vostre Majesté soit prévenue de ceste réponse, afin de juger ce qu'elle doit faire. La cause de tout ceci est dans l'irrésolution avec laquelle procède le duc de Mayenne ****. »

L'obstacle étaitdonc toujours ceduc de Mayenne, indolent, intéressé. N'y avait-il nul moyen d'ar-

Para aver un capelo , cosaque el sumainenle desen. '* El presidettte Jeatiniîi es el homhre que menasse ha viostrado aficionado al servicio de V. M. *'* Apoderado.

"** Archives de Simancas, cot. B 75-'' à ^«.

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