LE DUC DE MAYENNE ET L'ESPA.GNE
Feria , tant comptant qu'en assignations , la somme de cent quarante mille escus , et se fit lors une promesse signée par eux par laquelle , outre la somme susdicte , ledict sieur de Mayenne s'estoit faict promettre que on l'aoquitteroit des dettes qu'il disoit avoir falotes pour le soulagement de ce parti , lesquelles donneroit par descîaration, outre qu'on lui promettoit cent mille escus de rente en France. A ceste heure que l'on a voulu venir à la résolution en faveur de rinlante et du duc de Guise; il a faict donner par desclaration plus de deux cent mille escus de dettes, prétendant , suivant ladicte promesse , huit cent mille escus tant en comptant que en bonnes assignatio.'is, et le gouvernement de Champagne pour son fils , outre les cent mille escus de reste. En sus de tout cela, il demande la continuation pendant deux années à venir de dix mille escus le mois qu'il a jusqu'ici reçu de pension. L'offre que l'on lui a faicte a esté de lui faire payer cent mille escus six mois après que l'Infante seroit arrivée , et autant autres six mois après; et pour le regard des six cent mille restant, de lui en donner bonnes assignations sur les plus clairs deniers du duché de Bourgogne. Et pour le regard du surplus, le duc de Guise s'offre de lui remettre la principauté de Joinville que l'on lui faict valoir cinquante mille escus de rente , et le surplus jus-