CONFÉRENCES DE SURÈNE
roy , répondit l'archevêque de Bourges, amènera sûrement un grand nombre de ses subjectsà son imitation ; le roy y veut procéder bientost et si solennellement, que toute la chrestienté cognoistra son intention et sincérité ; il a deslibéré de se retirer à Sa Saincteté, et désire lui donner toute satisfaction , rendre tout respect et soumission, et prêter l'obédience comme les roys ses prédécesseurs. »
L'archevêque de Lyon s'écria que tout ce qui avait été dit sur la conversion du roi de Navarre n'était que raison humaine et considérations d'État , « et ces raisons ne sont moyens capables de recevoir la grâce de Dieu. Nous trouvons bon l'offre qu'on faic» de rendre à Sa Saincteté le respect et soumission qui luy appartient ; mais il faut que ce soit par une vraie humilité chrestienne et obéissance filiale. On doit remettre entièrement la conversion à son jugement , et sans conditions , car ce seroit un schisme dangereux et pernicieux. »
Il y eut de longues discussions concernant le temporel : « Geste couronne ne dépend que de Dieu seul , répétait Monseigneur de Lyon ; au reste , le pasteur de l'Église universelle doit avoir la cognoissance de ceste affaire ; il n'y a que Sa Saincteté qui puisse apporter remède. : — Que ferons-nous donc, répliqua l'archevêque de Bourges ? joignez - vous avec nous; prions