LES SEIZE A PHILIPPE II
sistance au ma! qu'il luy a plu faire la grâce à nostre compagnie des seize quartiers de la ville de Paris d'y pouvoir apporter , de laquelle ces bons docteurs sont modérateurs et y président. Sous caste conduicte nous avons souffert tout ce qu'il estoit possible de souff"rir de disettes et toutes sortes de nécessités et misères, lesquelles ne nous sont encore allégées, mais croissant de jour en jour, nous tiennent sur le poinct d'en estre accablés , si le Dieu du ciel ne nous suscite un libéral bienfaicteur , lequel nous tende sa main charitable, paternelle et puissante pour nous relever de nostre trébuchcment. Car Paris ayant long-temps porté tout le faix de la guerre, frayé plus de cinq millions d'or, taiît pour lever l'armée générale plusieurs fois deschue, que pour les armées particulières des provinces, jusqu'à ce qu'il ait plu à Vostrc Majesté l'en soulager ; n'ayant aussi, depuis trois années, rien recueilli de se3 terres et héritages, rien perçu de ses rentes, les officiers rien reçu de leurs gages, ni les marchands faict aucun trafic , qui sont les quatre moyens qui pouvoieut luy apporter splendeur, il est impossible qu'elle ne soit fort desnuée el le ]>euple réduict en grande nécessité. Nous pouvons certainement assurer Vostrc Majesté que les vœux et souhaits de tous les calholi(|ues sont de vous voir, Sire, tenir le sceptre de ceste couronne de France et régner sur nous, comme nous nous je-