LES SEIZE AU ROI D'ESPAGNE
(ons très-volontiers entre ses bras; ou bien qu'elle en cstablisse (quelqu'un de sa postérité, ou nous en donne un autre qu'elle-uiesme luy est jilus agréable; (|u'elle se ehoisisse un gendre, lequel, avec toutes les meilleures afl'eetions, toute la desvotion et obéissance qu'y peut apporter un bon et fidèle peuple, nous recevrons roy et luy obéirons. Car nous espérons tant de la bénédiction de Dieu sur eeste alliance , (jue ce que jadis nous avons reçu de cesle grande et très-chrestienne princesse Llanehe de Castille , mère de nostre très-chrestien et religieux roy sainct Louis; nous le recevrons , voire au double de ceste grande et vertueuse princesse fille de Vo.stre Majesté, la- ([ucllc par ses rares vertus arreste tous nos yeux à son object, y resplendissant l'union du sang de France et d'Espagne pour, en alliance perpétuelle, l'aire fraterniser ces deux grandes nionarcbies sous leurs roys, à l'adrancement de la gloire de Nostre Seigneur Jésus-Christ, splendeur de son Kglise et union de tous leshabitans de la terre sous les enseignes du christianisme *. » Les seize quarteniers exprimaient ici l'opinion des halles, des confréries, des métiers de Paris, qui se tournaient tous alors vers l'Espagne comme vers le .seul appui dans le mouvement catholique. Le mariage de l'infante etde l'enfant de Guise était l'idée qui sou-
' Arcliivcs de Siiuiiueas , cot. 1171