LA LIGUE EIV PROVENCE
courir à vostre libéralité; et la supplier très-humblement qu'ayant esgard à l'importance de ceste ville, convoitée par les ennemis, sur toutes autres de la France après Paris , il luy plaise de nous impartir quelques petites sommes de deniers par chascun mois , pour employer à la solde desdictes compagnies , tant françoises que suisses. Ce secours augmentera , en général , les grandes obligations que ce royaume vous a pour avoir esté conservé en la religion catholique par vostre aide et secours *. »
Et en Provence quelle ferveur et quel zèle! parlement, cités municipales, Aix, Marseille, Arles , tout se réunissait pour la conservation de la foi. Elle venait cette grande province de recevoir un secours effectif du duc de Savoie et des Espagnols, auxiliaires de la sainte-ligue. Le duc de Savoie était entré dans Aix , appelé par le parlement ; Mar-seille voyait ses braves galères unir aux couleurs du duc ses longues flammes, ses banderolles à croix. Quelques gentilshommes sous la conduite du sire de Village , avaient voulu crier fneros los Savoyards. Mais le peuple , sous son premier consul Casaulx , avait salué le prince, défenseur de sa croyance et de ses libertés municipales.^Comme
Le 22 Icvrier 1592. Les consuls, eschevins delà vilh' de Lyon au roy d'Espagne. — Archives de Simancas, .•o(. B73'^