CORRESPONDANCE DU DUC DE PAR31E
comme il cstoit raisonnable, et il me l'amena icy le mesme jour que j'y arrivai, où nous nous sommes vus et avons parlé en général. Je l'ai caressé le mieux que j'ay pu , pour l'envoyer content et satisfaict. Il me semble de bonne façon et avoir avec soy quelque noblesse qui , pour la conformité et ressemblance d'entre luy et son oncle , pourra nous ayder beaucoup. Je nesçauroisdire combien j'ay de regret de voir les choses de ce royaume et celles de l'union en particulier dans la confusion où elles sont ; ne pouvant entretenir les uns ny les autres, ny subvenir à Mayenne ny aux François qu'on pourra avoir. J'en crains les désordres et desbandemens ; Dieu y pourvoira , car Mayenne et les François sont desgoustéspar faute de ne pouvoir et n'avoir moyeu de leur subvenir; et selon ce que mande don Diego de Ibarra , encore qu'il soit dû peu de chose aux Allemands, il semble qu'ils se veulent mutiner ; et c'est à croire que ne donnant aucune satisfaction au régiment de don Alonzo de Idiaquez, il suivra le chemin des autres, et les Wallons par ces exemples ne seront meilleurs. Et si cela nous advient en pays estranger et en une saison et affaires si importantes, Yostre Majesté considérera quel préjudice et dommage ce seroit *. »
■ Mss. Dupuy, vol. 44, fol. 90. — Toutes ces dépêclus lie se frouvent pas dans les archives de Siniaiicas; les mss. Dupuy remplissenl la lacune.