CAUSES DES PERSÉCUTIONS
François P"" voyait avec effroi ces discussions sur l'autorité, les formes électives et républicaines qui se substituaient partovit aux vieilles traditions de la monarchie. Il n'y apercevait pas seulement une guerre à l'Eglise, mais une attaque contre le sceptre , un mode de gouvernement qui menaçait ses plaisirs, ses prodigalités et sa couronne. Il existait dans la société , telle que le catholicisme l'avait faite, des forces indépendantes du roi lui-même , des opinions plus pviissantes que sa volonté. Si l'expression philosophique de la réforme restait secrète ou dans les bornes de quelques thèses ou de quelques livres , les hérétiques persécutés prêchaient, agissaient publiquement et activement par des faits et par des actions saisissables. Ajoutez à cela l'insouciance du prince, souvent l'obscurité et la turbulence de ceux que la persécution atteignait, et l'on s'expliquera peut-être cette contradiction dans la main royale qui protège la philosophie réformatrice et persécute les réformés !
Quand on a peint aussi en de sombres tableaux les tristes exécutions qui poursuivirent les premiers réformateurs en France, on n'a pas fait assez la part à l'esprit du temps , à ces mœurs de bataille, de sang, de tournois, de combats singuliers, d'assassinat et d'empoisonnement. Lorsque des bras d'une femme on se précipitait à la mort , lorsque l'astrologue préparait le poison