‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 104 sur 185 · PROTECTION DE FRANÇOIS I · texte numérisé non relu

PROTECTION DE FRANÇOIS I

Ces actes se développaient en dehors de la cour et de ee cercle de science et d'érudition qu'elle protégeait. Toutes les fois que l'Université, l'Eglise ou le parlement s'attachaient à un nom illustre dans les lettres, François I'"' ou sa sœur le couvrait de sa protection. Du fond de sa prison à Madrid , le roi écrivit à l'Université de mettre en liberté Marot , son valet de chambre , et le poète en témoigna sa reconnaissance à son royal protecteur *; François I" s'opposa de toute sa puissance à ee que les doctrines d'Erasme fussent , comme celles de Luther , li^Tées au bourreau sur le parvis de Notre-Dame ; ce que l'Université ordonnait dans son impatience catholique.

A mesure que la réforme grandissait au dehors, elle s'annonçait en France avec moins de réserve ; Luther et Zwingle avaient secrètement envoyé quelques uns de leurs sectateurs habiles , et lorsqu'ils échappaient par la fuite aux poursuites du parle-

* Rondeau 66. Le poète a décrit toute la douleur de sa captivité dans la ballade de VEtifèr. Diane de Poitiers, fervente catholique , n'avait pas été étrangère à sa disgrâce j Marot s'en plaint.

Bien avez Icii , sans qu'il en faille un A, Comme je fus par instinct de Diana Mené au lieu plus mal sentant que souifre Par ciuij ou six ministres de ce gouffre.

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