‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 113 sur 185 · JEAN CALVIN · texte numérisé non relu

JEAN CALVIN

Le plus haut disciple de l'école sacrameutaire , qui s'étendait d'autant plus qu'elle était mieux en harmonie avec l'esprit d'examen et la raison sévère, fut Calvin à qui se rattache presque toute la réformation en France. Jean Cauvin , qui prit le nom de Calvin *, car alors c'était une mode que ces chanfi^emens de noms scientifiques , naquit à Noyon de parens ouvriers , mais avancés dans leur fortune. Il avait été élevé dans le sein de l'Eglise , et à douze ans , par un des abus de la hiérarchie cléricale , il avait obtenu une cliapelle dans la cathédrale de Noyon , et à seize ans une cure, quoiqu'il fit encore ses études au collège de Montaigu. Il s'instruisit dans les lois à Orléans, sous Pierre de l'Etoile, et à Bourges sous le grand jurisconsulte Alciat. Ce fut le luthérien Melchior Wolmar, professeur de grec à l'Université, qui fortifia en lui les premiers principes de la réforme, qu'il avait reçus de Pierre-Robert Olivetan. Il vint à Paris en 1S30, et là, triste victime des grandes persécutions qu'éprouvaient les doctrines nouvelles , il publia son Commentaire sur les deux livres de Sénèque , de la Clémence **,

sous le faux nom de Liidovicus Lcopold. Zurich, 1526. — Juan romeranus. Epist. ad Joan. Hessum.

* Je trouve cette désignation dans le premier ouvrage que publia Calvin sur les deux livres de Sénèque : ce fut alors qu'il quitta le nom de Cauvin.

** Anncei SenccWf libri duo de Cleinentiù, Jvhannis Cal-

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