‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 120 sur 185 · FUSION ENTRE LES RÉFORMÉS · texte numérisé non relu

FUSION ENTRE LES RÉFORMÉS

avons retenues. C'est sous la papauté que se sont conservés la vraie Ecriture, le vrai baptême, le vrai sacrement de l'autel , la véritable absolution des péchés, les vrais ministres, le vrai catéchisme *. On dira peut-être que je flatte le pape ; mais s'il peut souffrir ces paroles , je déclare que je veux lui obéir comme son fils, être bon papiste et révoquer tout ce que j'ai écrit contre lui. «C'était moins un profond désir de rentrer dans le catholicisme qui poussait Luther à ces concessions, que la douleur qu'il éprouvait de se voir dépasser par d'autres opinions. Il voulait imposer ses idées; et la popularité qui saluait les doctrines de Zwingle, de OEcolampade, de Calvin même, fatiguait ses veilles.

Les réformateurs, les chefs du luthéranisme, les électeurs qui l'avaient publicjuemcnt adopté, sentaient pourtant le besoin de réunir dans des articles de foi et dans une profession commune ces doctrines jusqu'alors restées incertaines et perdues au milieu des livres et des thèses de controverse. Dans un doux échange de lettres et de confiance, OEcolampade et Mélanchton avaient té-

* Fatemurigitur sub papalu miilta , imà omnia christiana et bona esse, qnœ ad nos profecla siinl , à nobis retenta. Hahucrunt enim in papatu. verani Scripluram , vcruni baplisinum , verum sacmmcntuin allavis . tcrain absolutioncm à pcccalis , verus miiiislros, verum calechismuin. (IbiJ.)

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