CONFÉRENCES ENTRE LES RÉFORMÉS
de Zwingle et de Liither : l'on dut mettre en rapport Mélanchlon et Bucer avec OKeolauipadc , caractère si doux , si conciliant *. Trois séances furent occupées à des disputes théologiques; elles s'attachaient toutes spceialeraent au grand dogme de la présence réelle, au sens figuré ou technique de l'Ecriture; et à la fin chaque parti se proclama vainqueur. La persistance de Luther, son invaria- Lie fermeté produisirent une profonde impression sur ses adversaires , plus portés à des concessions et à des ménagemens. Absent , il domina cette controverse de .sa parole. Il en résulta une transaction sur des points de détails ; mais la difliculté capitale de la présence réelle ne fut point résolue **.
L'Allemagne réformée en face du catholicisme, devait pourtant formuler ses principes dans une haute profession de foi. Tant qu'elle était ainsi morcelée en poussière , quelle confiance pouvaiton ajouter à ses progrès? quelle force pouvait-elle tirer d'elle-même? Toutes les écoles luthériennes travaillèrent donc à préciser cette profession de foi qui devint la base de la confession dAugsbourg , et pour donner des gages de modération
* In OEcolcunpadio mira 7iaturœ bonilas et clevientia. JrsT. JoN. ïn episl. ad Guill. Reiffenslein.
** f^oyez ceilG conférence dans le curieux travail d'IIor- TiMGER , Hist. ecclésiasl, tora. viii , pag. 468.