‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 131 sur 185 · LES JÉSUITES · texte numérisé non relu

LES JÉSUITES

rondamnait, le tout dans l'intérêt du catholicisme et du pouvoir pontifical, dont elle protégeait la hiérarchie. On craignait ses peines terribles , ses sombres procédures, et, quel que fût dans une âme le désir d'une foi nouvelle, il s'éteignait, en naissant, en face du fatal inquisiteur qui surveillait l'épanchement de l'amitié et les confidences religieuses.

A cette première force catholique il faut joindre la double institution des jésuites et des capucins fondés à cette époque *. Lorsque dans une partie de l'Europe un soulèvement grondait contre l'autorité importune de la cour de Rome, un ordre s'élevait, les jésuites, qui déclarait hautement qu'il n'y avait d'autre pouvoir suprême que celui du pape , que le premier devoir était de lui rester fidèle, de se lier à ses commandemens. Milice obéissante, les jésuites n'appartenaient à aucun état territorial; ils n'en saluaient pas la souveraineté politique; tout leur dévouement était réservé à Rome, à la tiare d'or, à la puissante clef de saint Pierre. Le monde se levait pour la science ; et l'ordre des jésuites , se consacrant aux hautes études, prenait en main l'é-

Orundis. Ilist. Societat. Jes. lib. i, p. 3 r comparez avec le père Bouhours, TVe de saint Ignace, liv. i, pag. 20, 22. Les capucins furent fondés par Mathieu Baschi. Voijez Antoine Cause, Ann. des Capucins , ad aiin. 1526.

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