MÉLANCIITON ET LE PAPE
universelle et ecclésiastique du pape : que le pape iiô nous rejette pas *. » Mélanchton se bornait à demander quelques points en dispute : la communion sous deux espèces et le mariage des prêtres. Charles-Quint réunit les docteurs catholicjues. A leur tète étaient encore Cochleff , Jean de Eck et Faber, tous d'une science profonde, et qu'on a vus toujours engag+'s dans les diverses controverses de la réforme. Ils s'unirent pour méditer un complet examen de la confession luthérienne , examen qu'ils devaient avant tout soumettre à l'empereur. Préoccupé alors, comme il l'était, d'un système d'unité et de rapprochement, Charies-Quint trouva les termes de la réfutation trop empreints de cette fureur d'Université, de cet absolutisme de doctrines qui caractérisaient l'école catholique. Il demanda une thèse mieux raisonnée, sans injures et capable d'atteindre le but (ju'on se proposait , un arrangement politique et religieux **.
Xon delrcctaro ullam faciendœ pacis conditionem.
Dogina uulhnnhabemus dioersum ah Ecclesid roviand
l'arati si/7)iu.s ohedirc Ecclesiœ rovianœ, modo ut illa pro suit clemenlùî, qitd scwper e:gà omnes homines usa
vit Romani poiitiftcis auctoritatem et univcrsam poU-
tiam ecclesiaslicam reverentercolemus, modo nonahjiciat nos romanus pontife.v. — Epistol. Mélascht. 6 juillet 1530, toni. III, fol. 18.
" CocHLiis, 7Va. /. et op. Luther, ad anii. 1530.