‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 148 sur 185 · LA DIÈTE DE SVIALKALDE · texte numérisé non relu

LA DIÈTE DE SVIALKALDE

que , s'il voulait recevoir l'Kvangile , nous pourrions lui accorder la supériorité sur les autres évèques pour la paix et la tranquillité de ceux qui sont avec lui *. »

Cette protestation du parti modéré tendait à un concile; la ligue de Smalkalde n'en voulait plus. La situation de l'Europe appelait le concours unanime du corps germanique ; le Turc envahissait la Hongrie , et le roi des Romains demandait l'appui de tous les membres de la confédération pour la défense commune. Les princes protestans ne refusaient pas ce concours ; mais tout en faisant de grands efforts , ils continuaient à resserrer leurs liens intimes , à multiplier les alliances à l'étranger. Dans une réunion à Brunswick , ils reçurent en leur association particulière le roi de Danemarck ; et les correspondances diplomatiques constatent qu'ils ne négligèrent pas cette fois encore l'amitié de François I" **. Une telle situation bien appréciée par Charles-Quint l'entraînait constamment à de nouvelles concessions. Un édit toujours provisoire, puisque sa durée ne devait pas dépasser quinze mois , suspendit la solution de toute difficulté religieuse; il proclamait la liberté de conscience pour ce terme ***. Les trêves étaient toutes favorables à l'esprit de réforme,

* Mélvscht. liv. X, cp. 76. /;* Conronl. pag. 336 el 338. ** Mdmoiies et nérjosialious de du Bellay . liv. iv. ***SiEiDAN, liv. XIV, pag. 44.

Page 1