‹ Histoire de la réforme, de la Ligue, et du règne de Henri IV (volume 4)Chapitre 168 sur 185 · CARACTÈRE DU CONCILE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DU CONCILE

ni le pape , ni l'enipcreur ne devaient assister en personne aux débats; ils purent s'y faire rei)résenter , l'un par des lé^rats , l'autre par un simple ambassadeur, comme les princes séculiers appelés au concile. Tandis que François I" adoptait avec empressement ce mode de convocation , le théologal Henri Mil publiait une dissertation scolastique dans laquelle il en démontrait tous les vices, « car cette assemblée ne serait pas catholique, mais papistique et damnable. «

Les questions qu'allait avoir à résoudre le concile étaient de deux: natures : les unes toutes philosophiques et de dogmes, soulevées par les prédications luthériennes et sacramentaires ; les autres de pure réformation, et par conséquent toutes applicables à la discipline matérielle de l'Église. Charles-Quint, préoccupé de la situation de l'Allemagne , aurait voulu borner les opérations du concile à ce second point qui laissait indécises toutes les vagues disputes pour arriver à un résultat positif. Tête politique avant tout, Charles-Quint sinquiétait peu de la théorie du péché originel , de la grâce; ce qui lui importait particulièrement , c'était la réforme des mœurs cléricales, la question delà résidence, en un mot, la constitution extérieure et .saisissable de l'Eglise. Les cardinaux et les évèques ne partageaient pas cette opinion ; la réforme touchait à la liberté ecclésiastique; ils ne la désiraient pas. Leur ten-

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