LIBERTÉ DE CO^SCIE^'CE
delà religion, rontre sa conscience et volonté, ou que l'on insulte ou attaque personne pour ce regard par la force et la voie des armes , et qu'on lui fasse aucun tort, injures ou mépris, par ordre ou autrement , mais on le laissera vivre librement et paisiblement en sa foi et religion. Et réciproquement les Ktats de la confession d'Augsbourg ne molesteront en aucune manière , pour raison de la présente guerre , les autres Etats du Saint- Empire de la religion ancienne , tant ecclésiastiques que séculiers, en leurs religion, cérémonies, constitutions, biens, meubles, immeubles, domaines, sujets, revenus, cens, rentes, supériorités et juridictions, mais les en laisseront user et jouir paisiblement et traiicjuillcraent sans rien attenter de dessein formé contre eux par force, voie de fait ou autrement *. »
On arrivait enfin, après mille détours, après des efforts inouïs, à la véritable liberté de conscience, principe si fécond dans ses résultats. C'était pour la première fois que cette grande conquête était accomplie; elle marquait le passage de la société religieuse du moyen âge à la société politique; la tâche avait été rude, la victoire disputée ; les peuples ne secouent pas ainsi facilement les vieux principes et les vieilles institutions ; il a fallu plus de trois siècles j)Our lad"
r,()LD\5r. Cuil. leg. iiiipérinl. ad ami. 1552.