LA BOHÈME.— PAYS-BAS
personnel des princes électeurs, il en était de trop puissans pour se soumettre jamais à un acte de simple volonté de l'empereur Maximilien , qui ceignait alors la pourpre germanique. Les électeurs ecclésiastiques , subissant la sujétion de Rome , devaient saisir toute occasion de se séculariser afin d'échapper aux ruineuses redevances du pallium.
Dans la Bohème , les vieux fermens de l'hérésie des hussite.i survivaient encore ; les sectaires luttaient avec persévérance contrela double influence des lois sévères et des prédications catholiques; les doctrines hétérodoxes avaient passé dans le peuple; elles soulevaient les masses, et tant la persévérance de cette multitude avait été grande, qu'elle avait obteau un évèque et des clercs de sa communion *. La Pologne conservait sa vieille foi, et était trop préoccupée de sa vaillante lutte contre les Turcs pour se jeter encore dans les nouveautés religieuses.
Aux Pays-Bas , sous le gouvernement de Marguerite d'Autriche, un esprit d'indépendance couvait surtout dans les communes; on se souvenait des temps où. les franchises municipales permettaient à Gand, à Lille, à Douai d'armer ses métiers, de se réunir à la maison de ville pour délibérer la guerre ou l'impôt ; tout principe de li-
' RiTSALDrs, ad ann. 1509, n" 35.