LA FRANCE ET LES PAPES
et de François I", jusqu'il la prédication de Luther , sont politiquement dominées par quelques grands faits : les états-généraux de U8S, ceux de 1498, etle concordat avec Léon X. Les guerres d'Italie, partie chevaleresque des trois règnes, ne peuvent entrer dans le mouvement politique et religieux que sous un seul rapport : en mettant aux prises les intérêts de la conquête avec ceux des papes , elles donnèrent aux rois de France des velléités de résistance et d'opposition aux bulles pontificales. Souvent sur un champ de bataille d'Italie, à Naples ou dans le Milanais , Charles VIII et Louis XII , apprenant quelque grande trahison des papes, écrivaient à leurs parlemens ou à l'Université de formuler les principes d'une Église nationale, et de cesser surtout ces rapports d'argent et de soumission hiérarchique qui liaient toutes les institutions religieuses au chef du caiholicîisme.
Dans les longues querelles du pontificat et de la couronne , il était né en France une opinion de jurisconsultes et de parlemens qui, sans aller droit à une réforme complète , soutenait comme un principe Findépendance de l'Église nationale, la séparation du temporel et du spirituel dans l'Etat. Ce tiers parti , qui joua un rôle puissant dans l'histoire de la prédication luthérienne , dominait dans la judicature , parmi les hommes de savoir, au sein de FUniversité. Les états-généraux , prcs-