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sages appelait. Le seizième siècle eut la grande douleur de ses guerres religieuses ; la fin du dixhuitième et le dix-neuvième ont vu gronder des orages, et ceux-là eurent aussi des massacres et leur saint-Barthélémy. Que la génération nouvelle , pure de tous ces excès , comprenne enfin que la tolérance politique doit être une des grandes conquêtes de notre siècle. A chacun appartient sa conviction comme à chacun appartient sa conscience; ne heurtons plus nos tètes sanglantes pour des opinions, comme dans le siècle que je vais décrire on allumait des bûchers pour des croyances. Vous, Monsieur, le descendant de Pasquier , expression du tiers parti dans la ligue, vous qui êtes placé à la tête d'un pouvoir modérateur , contribuez par vos efforts à effacer ces derniers vestiges de barbarie; vous avez vu les folies des pouvoirs et des partis ; cherchez à éviter les unes et à comprimer les autres. On ne désespérera pas de la société quand on connaîtra par quelle épreuve elle a passé pour conquérir le principe de la liberté religieuse; Tordre et la liberté politique nous arriveront avec la paix des opinions et le triomphe de la raison publique.
Car la Providence n'a pas >ouhi soumettre les peuples à des tourmentes sans lin et à des expériences sans leçon.
NeuilIy-sur-Scino , F"^ février 1834.
CHAPIIKE PREMIER.
ÉTAT SCIENTIFIQUE DE l'EUROPE AU COMMENCBMEnT^ DU SEIZIÉiaE SIÈCLE.
Esprit du miiiiziènie siècle. — Sentiment d'une réforme. Imprimerie — Renaissance des lettres. — Les savans. ~ Hellénisme. — Études latines. — Universités. — Platon et Aristote. — Thèses philosophiques. — Réforme de Savoiiarola. — Jean Laillier. — Pic de la Mirandole. — Ecole allemande , italienne, française. — La Société 'éodale. — Tendance contre la propriété ecclésiastique.
Le quinzième .siècle finissait. Le caractère général de cette époque avait été un .sentiment de