LUTHER EXCOMMUNIE
l'Église clans ses fondemens ; mais , pour imiter 1 la clémence du Seigneur qui ne veut point la mort du pécheur nous nous contentons encore cette fois de l'avertir charitablement de révoquer ses erreurs dans soixantejours, et de brûler ses livres; après lequel temps nous déclarons que Luther et ses adhérens subiront les peines portées contre les hérétiques : on leur courra sus ; on se saisira de leur personne ; on mettra eu interdit tous les lieux où les hérétiques se réuniront *. » Luther se trouvait ainsi sous le coup de la plus grande peine de l'univers catholique , peine efifrayante sur l'imagination du peuple, l'excomraunication pour le cas d'hérésie. Toute voie d'accommodement était fermée; le délai de soixante jours avait été vainement employé par le parti philosophique, dans le dessein d'amener une transaction. Toujours protégé par l'électeur Frédéric et le mouvement des esprits qui se pronon çaient en Allemagne , Luther marcha plus droit à son vaste système de réformation. Deux de ses grandes publications vinrent alors occuper les Universités d'Allemagne; la première fut son Traité contre les vœux monastiques ; la seconde , son œuvre immense de la Captivité de Bahylone , dans laquelle il développait plus ouvertement toute sa théorie. Son ouvrage sur les vœux monastiques
' L*BBF, Colleit. ronril. tom. xiv, pag. 390.